NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway

La décision est tombée comme un couperet au tribunal administratif de Yaoundé. Cent soixante-quatorze huissiers de justice au Cameroun, usés par des décennies d’attente, viennent de voir leur recours rejeté pour un simple vice de forme collective. Certains d’entre eux attendent leur décret de nomination depuis plus de trente ans. C’est quand même fort ! Des gens attendent d’être nommés depuis trente ans, et la justice rejette leur dossier pour un simple problème de procédure. Le verdict suscite une vive indignation au sein de la corporation.
Une attente interminable et mortelle
Ces huissiers de justice au Cameroun réclament simplement leur intégration officielle après avoir brillamment réussi leur examen de fin de stage. Pourtant, le ministère de la Justice s’accroche à des subtilités procédurales pour bloquer leur situation. C’est quand même un comble. L’État camerounais, en refusant de signer ces décrets, ou plutôt en laissant traîner les choses, plonge ces juristes dans une détresse absolue. Le ministère affirme que les recours collectifs ne sont pas recevables devant cette juridiction administrative et qu’on ne peut pas contraindre le chef de l’État à signer un décret. Cette justification technique passe très mal auprès des requérants. Le chiffre fait mal : plus de 120 de leurs confrères sont décédés ces dernières années sans jamais avoir pu exercer leur métier. Me Dieudonné Djiofo, président de ce collectif de désespérés, ne cache pas ses larmes devant les caméras en évoquant cette injustice flagrante. Il existe actuellement 297 charges vacantes, mais les dossiers restent mystérieusement bloqués dans les tiroirs ministériels de Yaoundé. La situation sociale de ces juristes est devenue intenable.
Le combat se déporte devant la Cour suprême
Pour la défense, cette impasse administrative relève d’une faute de l’État qui refuse d’appliquer ses propres textes. L’avocat du collectif, Me Lavoisier Tsapi, annonce déjà que cette décision ne marque pas la fin des hostilités juridiques. Rien ne les arrêtera. Les requérants vont immédiatement introduire un pourvoi en cassation devant la Cour suprême pour annuler ce verdict. Ils vont saisir la plus haute instance administrative, une ultime tentative pour faire entendre raison à l’État. C’est un tournant majeur pour ces professionnels réduits à la précarité. Beaucoup de familles se retrouvent aujourd’hui ruinées à cause de cette attente insoutenable qui détruit des vies entières.
![]()
Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


3 day_ago
28



























.jpg)






French (CA)