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Le tribunal correctionnel de Fontainebleau a donné raison au journaliste poursuivi pour diffamation après une enquête sur des accusations de maltraitance animale.

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Poursuivi pour diffamation après une enquête sur des soupçons de maltraitance animale sur le dresseur Pierre Cadéac (ici en photo), Hugo Clément a été relaxé par la justice.
Une vidéo devenue virale, une enquête contestée et quatre années de procédure plus tard, la justice a tranché. Ce lundi 2 mars, le tribunal correctionnel de Fontainebleau a relaxé Hugo Clément, poursuivi pour diffamation par le dresseur animalier Pierre Cadéac.
À l’origine du conflit, une enquête publiée en 2022 par Vakita, le média fondé par le journaliste. Plusieurs anciens employés y accusaient le dresseur de violences et de maltraitances sur des animaux utilisés pour le cinéma et la publicité. L’affaire avait pris une ampleur particulière après la diffusion d’images montrant Pierre Cadéac porter un coup à un aigle, séquence massivement relayée sur les réseaux sociaux.
Le dresseur, installé en Seine-et-Marne et à la tête de plusieurs centaines d’animaux, avait toujours contesté ces accusations. Il dénonçait une vidéo sortie de son contexte et expliquait avoir réagi après avoir été attaqué par l’oiseau. Une enquête administrative n’avait pas retenu de faits de maltraitance, et une plainte déposée par une association avait été classée sans suite.
Restait la procédure en diffamation engagée contre Hugo Clément, notamment après une chronique diffusée sur France Inter. Lors de l’audience en janvier dernier, d’anciens collaborateurs du dresseur sont venus témoigner. Pierre Cadéac a, de son côté, maintenu sa version et réfuté en bloc les accusations.
Dans son jugement, le tribunal a estimé que les propos du journaliste reposaient sur une base factuelle suffisante. Hugo Clément a été relaxé.
Sur X, il a réagi en ces termes : « Après 4 ans de procédure, le tribunal vient de me relaxer. Nous avons gagné, il a perdu. Il dispose de 10 jours pour faire appel. » Il a également dénoncé des « procédures bâillon, destinées à nous faire perdre du temps et de l’argent ».
Pierre Cadéac dispose donc désormais d’un délai de dix jours pour faire appel. L’affaire pourrait donc se poursuivre.


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