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Tamas Sulyok, président de la République hongroise, est menacé de destitution par le nouveau premier ministre Péter Magyar qui lui a rendu visite ce lundi.
Passer la publicité Passer la publicité«Je souhaite continuer à coopérer avec le gouvernement et aider aussi à l’élaboration de la législation nécessaire au déblocage des fonds européens », a déclaré le président hongrois Tamas Sulyok dans une vidéo publiée sur Facebook le dimanche 31 mai. Cette déclaration est une réponse à l’appel du nouveau premier ministre hongrois Péter Magyar à sa démission. Celui-ci avait fait savoir au président qu’en cas de refus de démissionner avant le dimanche 31 mai à minuit, il serait destitué de ses fonctions, rapporte le média hongrois Portfolio. «La date limite pour sa démission expire à minuit ce soir,» a rappelé Péter Magyar sur son compte Facebook le dimanche 31 mai dans l’après-midi. «Lundi matin à 8 heures, je rendrai visite à Tamas Sulyok le président de la République, en compagnie du ministre de la Justice.»
En avril dernier, le parti de centre-droit de Péter Magyar, le Tisza, avait évincé le premier ministre Viktor Orbán à l’occasion d’une victoire électorale écrasante. Péter Magyar s’était ensuite engagé à démettre de leurs fonctions plusieurs personnalités nommées par Viktor Orbán à des postes clés de l’État. Tamas Sulyok avait été élu début 2024 par les députés du parti Fidesz de Viktor Orbán. Selon Reuters, il est à présent accusé par Péter Magyar de ne pas incarner l’unité nationale de ne servir que les intérêts de Viktor Orbán et de son ancien gouvernement.
«Il ne protège que son salaire mensuel»
«Tamas Sulyok n’a jamais protégé l’État de droit. Il ne protège que son salaire mensuel de 6,3 millions», a écrit Péter Magyar dans un post Facebook le 31 mai. Ce lundi 1er juin, Péter Magyar a rendu visite au président de la République, Tamas Sulyok, au palais Sándor, rapporte le média hongrois Portfolio. Lors de la conférence de presse qui a suivi, il a annoncé que le gouvernement allait engager une procédure concernant le remplacement du chef de l’État. «J’ai dit au président que s’il maintenait sa position et ne démissionnait pas, j’informerais [...] les députés de Tisza de nos propositions législatives dès aujourd’hui et que nous entamerions immédiatement les procédures nécessaires», a déclaré Péter Magyar.
Il a ajouté que le processus législatif prendrait environ un mois et consisterait à « écarter toutes les marionnettes » qui ont pris part au «démantèlement de l’État de droit et de la démocratie». Reuters rapporte que Fidesz, le parti de Viktor Orbán, a accusé Péter Magyar d’avoir lancé un « ultimatum illégal ». Selon eux, Tamas Sulyok devait exercer son mandat légal, jusqu’en 2029 comme convenu lors de son élection, affirmant qu’il ne pouvait être démis de ses fonctions.


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