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Un adolescent de Lac-Simon a plaidé coupable vendredi à deux accusations, dont une d’homicide involontaire coupable. Le jeune homme de 17 ans a reconnu avoir causé la mort d’un autre adolescent de la communauté en le poignardant dans la nuit du 11 août 2025, à Lac-Simon.
L’audience s’est déroulée au palais de justice de Val-d’Or devant la juge Marie-Chantal Brassard, de la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec. En vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, les identités de l'accusé et de la victime sont protégées.
Selon les faits présentés vendredi au tribunal par Me Claude Doire, du Bureau des affaires de la jeunesse au ministère public, un conflit survenu quelques semaines plus tôt, mais dont la cause est inconnue des autorités, serait à l’origine du drame.
En apercevant la victime dans les heures qui ont précédé l’agression, l’accusé alors âgé de 16 ans a exprimé auprès de témoins son désir de lui faire du mal, de se venger. Il a revu la victime dans la nuit, vers 2 h 30, le 11 août 2025.
Quelques minutes plus tard, il a dit à deux témoins qu’il l'avait poignardé d’un seul coup de couteau. Il visait la jambe, mais la victime aurait tenté d’esquiver le coup et il l’a alors frappé au torse.
Le décès de la victime, un jeune homme de 17 ans, a été constaté à 4 h 10 du matin, à l'hôpital de Val-d’Or. L’autopsie effectuée le 27 août 2025 a révélé une coupure à certains vaisseaux sanguins et au ventricule gauche du cœur. Ce serait la cause du décès, selon le pathologiste.
Le récit a fait éclater en sanglots des membres de la famille de la victime qui étaient présents dans la salle pour l’audience.
Plaidoyer de culpabilité
Accompagné de sa mère et représenté par Me Catherine Ranalli, l’accusé a reconnu les faits et a plaidé coupable à deux accusations. Outre l’homicide involontaire coupable, il est aussi coupable d’avoir enfreint une ordonnance de probation en ayant eu une arme blanche en sa possession, la nuit du crime.
À la demande de Me Doire, la juge Brassard a ordonné la confection de trois rapports. Au cours des prochains mois, l’accusé sera rencontré par les services de probation pour la production d’un rapport présentenciel.
Un rapport de type Gladue, qui permet aux juges de prendre en compte les réalités historiques et sociales propres aux Autochtones, ainsi qu’un rapport neuropsychologique seront aussi rédigés.
Tous ces rapports permettront au tribunal de connaître le profil de l’accusé pour les observations sur la peine, qui auront lieu dans les prochains mois.


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