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Une solution pourrait être trouvée pour des hockeyeurs anglophones qui risquaient d’être écartés des équipes AAA de l’Outaouais, la saison prochaine.
Hockey Outaouais affirme avoir conclu une entente de collaboration avec le Centre académique de l’Outaouais (CADO). Cette école privée s’engage à mettre sur pied un programme sport-études en vue de la prochaine rentrée scolaire, qui accueillerait autant des élèves francophones qu’anglophones dans ses classes.
Un document a été rempli en ce sens et envoyé au ministère de l’Éducation de Québec (MEQ), qui étudiera maintenant cette demande, confirme la directrice adjointe du CADO, Katherine Rivard.
Ce sera aux fonctionnaires du gouvernement provincial de décider si le projet peut aller de l’avant ou non.
Confiant que Québec donnera son feu vert, Hockey Outaouais crie déjà victoire.
Finalement, les choses ont débloqué pour ses jeunes talentueux qui aiment ce sport, affirme son président Pierre Montreuil dans une déclaration écrite.

Le président de Hockey Outaouais, Pierre Montreuil (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Felix Desroches
Radio-Canada rapportait plus tôt cette semaine que tous les joueurs qui seront membres des équipes élites AAA en Outaouais devront être inscrits au programme sport-études de la polyvalente Nicolas-Gatineau lors de la prochaine rentrée scolaire. Résultat, des élèves qui fréquentent en ce moment une école privée ou anglophone seraient appelés à changer d’établissement.
Cette décision relève du MEQ, s’était défendu Hockey Outaouais.
Le gouvernement a décidé de préciser une règle qui existait déjà, mais dont l’application n’avait pas été renforcée dans la région.
Les organismes sportifs affiliés doivent accepter seulement les élèves athlètes de groupes fermés qui fréquentent une école sport-études reconnue. [Cette règle] a été précisée afin d’éviter que des élèves d’une autre école, et dont l’encadrement n’est pas adapté en conséquence, prennent part au volet sportif d’un programme sport-études en s’absentant sur leurs heures de classe, avait indiqué le ministère dans une réponse écrite.

La Commission scolaire Western Quebec n'a pas de programme sport-études. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / CBC
Incertitude et inquiétudes
Cette annonce avait semé l’inquiétude chez des parents et des joueurs anglophones, surtout qu’aucune école anglophone de l’Outaouais n’offre en ce moment un programme sport-études en hockey. Certaines familles craignaient que leur enfant soit obligé d’étudier en français afin de faire partie d’une de ces équipes.
D’autres envisageaient même de déménager en Ontario ou que fiston joue tout simplement à un niveau inférieur.
La Commission scolaire Western Québec (WQSB) était tout aussi préoccupée par la situation. Elle ne disait pas non à l’idée de mettre sur pied un programme sport-études, mais elle jugeait avoir besoin de temps pour en étudier la faisabilité.
En entrevue la semaine dernière, son directeur général George Singfield jugeait que le tout nécessitait environ 18 mois. Il songeait demander au gouvernement d’accorder une dérogation pour les élèves en question en 2026-2027 pendant que la WQSB faisait ses devoirs.
Il a été impossible de savoir si une telle requête a été formulée officiellement dans les derniers jours. La commission scolaire n'a pas donné suite aux questions de Radio-Canada.
Non loin du complexe Branchaud-Brière
Du côté de l’école CADO qui se trouve dans le secteur Gatineau, on se réjouit de pouvoir offrir une solution à Hockey Outaouais en mettant sur pied un nouveau programme sport-études.
Katherine Rivard souligne que certains joueurs francophones des équipes AAA actuelles font partie de ses élèves. Cette entente, avoue-t-elle, est une façon pour le centre académique de garder nos élèves.

La directrice adjointe du Centre académique de l'Outaouais (CADO), Katherine Rivard
Photo : Capture d'écran Radio-Canada
Selon Mme Rivard, le CADO compte déjà des anglophones parmi sa clientèle d’une centaine d’élèves, allant de la première année au cinquième secondaire. Certains comprennent le français et sont intégrés à des classes en français. L’école se dit ouverte aussi à faire une classe d’anglophones.
On rappelle aussi que leur édifice se trouve sur le boulevard Maloney, non loin du complexe Branchaud-Brière où se tiendront les entraînements. Un service de navette serait offert entre les deux emplacements.
Pour l’instant, la direction n’a pas chiffré à combien s’élèverait la facture pour les parents dont les enfants se joindraient à ce programme. On rappelle toutefois que le centre académique est une école privée reconnue par le MEQ, mais qui n’est pas subventionnée par le gouvernement.
On est un organisme à but non lucratif. Donc, c’est certain qu’il va y avoir des frais, mentionne Mme Rivard, disant que divers forfaits sont à l’étude en ce moment.
À ce sujet, Hockey Outaouais assure que ce sera une option abordable pour les parents.


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