NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Au cours de ses recherches, l'historien local François Levé s'est penché sur l'histoire des pharmacies à Gisors (Eure) au rôle parfois important et pionnier à l'échelle du pays.
Sur le même thèmeHistoireLe Vexin normandSanté
Par Rédaction L'Impartial Publié le 2 août 2026 à 5h46
Les croix vertes des officines de pharmacie nous sont familières aujourd’hui, tout comme les conseils des pharmaciens du XXIe siècle.
Cependant, l’histoire de Gisors (Eure) révèle plusieurs apothicaires, pionniers dans leur discipline et dont les parcours méritent d’être rappelés.
Pierre de Grousset et les eaux de Forges
Au début du XVIIe siècle, Pierre de Grousset, apothicaire à Gisors, occupait une position notable.
En tant que « grand pilulier » du prince Henri de Condé, membre influent de la maison de Bourbon, il avait pour mission de concevoir et préparer des remèdes pour le prince et sa famille.
Reconnaissante, Catherine de Gonzague, duchesse de Longueville, lui accorda des terres à Forges-les-Eaux.
La découverte des vertus de l’eau de Forges, au milieu du XVIe siècle, donna à Grousset l’idée de promouvoir ces eaux.
En 1607, il publia un ouvrage intitulé « Recueil sur la vertu de la Fontaine de Saint-Éloi dite de Jouvence », où il vantait les bienfaits de ces sources.
Profitant de ses relations auprès des Condé, il diffusa son livre jusqu’à la cour royale.
Grousset proposait également un itinéraire pour se rendre à Forges-les-Eaux, passant par Gisors, où il exerçait son métier d’apothicaire.
Sur place, les visiteurs, appelés « baigneurs », continuaient à solliciter ses services.
Le 16 juin 1633, le roi Louis XIII, la reine Anne d’Autriche et le cardinal de Richelieu firent étape à Gisors avant de rejoindre Forges, suivant les recommandations de Grousset. Peu après, Anne d’Autriche, réputée stérile, donna naissance au futur Louis XIV.

Monsieur Keyser et ses dragées
Sous le règne de Louis XV, un autre apothicaire gisorsien, Monsieur Keyser, mit au point des dragées destinées au traitement des maladies vénériennes, un problème répandu à l’époque.
En 1762, il publia un ouvrage intitulé « Méthode de M. Keyser pour l’administration de ses dragées dans le traitement des maladies vénériennes », imprimé sur ordre du roi. Le texte, d’une trentaine de pages, décrivait les symptômes de ces maladies.
Cependant, ces dragées ne permirent pas d’éradiquer les affections qu’elles visaient à soigner.
Hippolyte Lepage, un pharmacien érudit
Au XIXe siècle, Hippolyte Lepage, natif de Saint-Aubin-de-Scellon dans l’Eure, se distingua par ses contributions à la pharmacie.
Après avoir débuté comme apprenti, il poursuivit ses études à Rouen, puis à Paris, où il obtint le titre de pharmacien de Première Classe.
Installé à Gisors, il devint un pharmacien réputé et un chercheur prolifique, publiant des articles dans des revues scientifiques françaises et internationales.
Lepage fonda et présida la Société des Pharmaciens du Département de l’Eure et devint correspondant de l’Académie de Médecine de Paris.
Il enseigna également la physique et la chimie au collège de Gisors, créant un cours gratuit de chimie industrielle pour les ouvriers. En 1861, il rédigea une étude sur « les plantes du vieux château de Gisors et des environs », identifiant plus de 150 espèces végétales dans les ruines locales.
En 1870, lors de l’invasion prussienne, Lepage sauva un boucher accusé d’avoir empoisonné des soldats prussiens.
Par une démonstration scientifique, il prouva que la viande incriminée n’était pas empoisonnée, obtenant ainsi la libération du boucher.

Charles-Henri Patrouillard et l’hygiène publique
Charles-Henri Patrouillard, gendre de Lepage, reprit l’officine et poursuivit ses travaux.
Hygiéniste engagé, il étudia la qualité des eaux de Gisors. Dans son rapport de 1909, il dénonça la pollution des rivières, des puits et des citernes, ne trouvant que les puits artésiens adaptés à la consommation humaine.
Durant la Première Guerre mondiale, il servit comme pharmacien à l’hôpital auxiliaire militaire de Gisors. Son officine, située quai du Fossé-aux-Tanneurs, fut détruite en juin 1940 lors des bombardements.
La pharmacie Courtois et autres anecdotes
La pharmacie Courtois, située rue Cappeville, marqua également l’histoire locale en restant active pendant plus d’un siècle.
Cet anniversaire fut célébré en 2002. Enfin, dans les années 1930, le laboratoire Mazuet de Gisors produisait le « sirop antiglandes du docteur Jehan », vanté pour soigner divers maux infantiles.
De Pierre de Grousset à la famille Courtois, les apothicaires de Gisors ont marqué l’histoire locale par leurs innovations et leurs contributions à la santé publique.
Dossier réalisé par François Levé
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


2 month_ago
64

























.jpg)






French (CA)