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Hérault : pourquoi les sinistrés de la "mini tornade" ne peuvent pas bénéficier du statut de "catastrophe naturelle" ?

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La garantie nationale "Catastrophe Naturelle" ne peut jouer dans des cas de vents violents. Des élus héraultais demandent au législateur de réparer cette injustice.

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Les sinistrés doivent solliciter la garantie TNG de leur assurance habitation car la reconnaissance en catastrophe naturelle est exclue par la loi. (©Claude Valéro)

Par Arnaud Boularand Publié le 29 août 2026 à 13h26 ; mis à jour le 29 août 2026 à 13h37

Après l’orage violent et la « mini tornade » qui se sont abattus sur la commune de Paulhan dans la nuit de lundi à mardi derniers, c’est la stupéfaction pour les sinistrés qui ont constaté en quelques minutes des dégâts considérables sur leurs habitations. 

Toitures arrachées, arbres arrachés, murs effondrés… la liste est longue des dommages causés par la tornade qui a traversé ce village, situé au Nord Est de Pézenas. Naïvement, les habitants comptaient sur une reconnaissance par l’État de catastrophe naturelle pour profiter de la solidarité nationale pour financer les réparations de ces dégâts. 

Une garantie uniquement pour des vents tropicaux 

Or, par un courrier adressé aux maires en date du 26 août, la secrétaire générale de la Préfecture de l’Hérault, Véronique Martin Saint-Léon, explique que cette reconnaissance ne peut aboutir compte tenu du fait que « les vents cycloniques » mentionnés dans la loi d’orientation pour l’Outre-mer de 2000 (en complément de la loi du 13 juillet 1982 sur la garantie cat-nat) « sont des vents tropicaux ».

« Par définition », ajoute la secrétaire générale, la mini tornade de Paulhan ne peut être assimilés aux cyclones que connaissent les départements et territoires d’outre-mer : « Les vents violents en Hexagone ne peuvent donc pas bénéficier de la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle prévue par le législateur pour les seuls territoires ultra-marins ». 

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Mais l’assurance habitation doit fonctionner 

Selon la loi de 1982 portant sur la garantie « catastrophe naturelle », les dommages d’intensité anormale relevant d’inondations, de sécheresses, ou encore de séismes sont couverts par l’État. En revanche, les dégâts liés aux vents violents « sont obligatoirement pris en charge dans les contrats d’assurance avec la garantie « tempête, neige et grêle », dite TNG, conformément à l’article L122-7 du code des assurances », explique dans sa missive la secrétaire générale de la Préfecture.

Cette dernière conseille donc aux maires de l’Hérault de rediriger leurs administrés vers leur assurance habitation afin de bénéficier de cette garantie TNG.  

Des élus demandent une modification de la loi

La présidente de Région Carole Delga, les sénateurs Hussein Bourgi et Jean-Pierre Grand, ou encore le maire de Paulhan, Claude Valéro sont montés au créneau cette semaine pour demander à l’État de changer la loi, comme le demandait en juillet 2026, le sénateur Bourgi dans sa proposition de loi n.900. 

"En 44 ans, le réchauffement climatique a fait son apparition et s’est accentué. Les épisodes climatiques (vent, grêle, inondations, incendies) se multiplient et les dégâts sont de plus en plus graves. Il faut donc changer la loi."

Tout comme son homologue de droite Jean-Pierre Grand, Hussein Bourgi trouve inacceptable que la situation des sinistrés ne soient pas reconnue par l’État : « la solidarité nationale doit remplir son rôle. L’État ne peut pas et ne doit pas abandonner les communes et les particuliers sinistrés ».

Car si la loi évite un cumul des garanties, le sénateur estime qu’il est injuste de laisser les citoyens sinistrés à la merci des compagnies d’assurance : « face aux assureurs qui cherchent systématiquement à indemniser le moins possible, c’est le combat du pot de terre contre le pot de fer. C’est une question de justice sociale que d’y remédier » conclut ce dernier sur les réseaux sociaux

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