NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les génisses Abeille, Abondance, Amandine, Amsel et Arlette ont été ajoutées aux effectifs de l’école maternelle municipale pour inciter le rectorat à ne pas supprimer de poste supplémentaire.
Passer la publicité Passer la publicitéL’école de Moosch a accueilli de nouvelles élèves ce mardi 31 mars. Et Abeille, Abondance, Amandine, Amsel et Arlette ne passent pas inaperçues. Ces cinq vaches ont rejoint les rangs de la classe de maternelle de cette petite commune de 1621 habitants dans le Haut-Rhin. À Moosch, seuls 66 élèves composent l’école primaire. Alors, pour sauver l’une des trois classes de l’établissement, menacée de fermeture par le rectorat de Strasbourg, le maire José Schruoffeneger a eu l’idée de gonfler les effectifs en remplissant un dossier d’inscription pour chacune des nouvelles écolières. «Nous avons imaginé un tas de stratagèmes à l’issue du conseil municipal. Celui-ci nous a paru le plus pertinent pour réussir notre opération coup de poing», partage l’édile, qui vient de rempiler pour un cinquième mandat.
Sur Facebook, l’équipe municipale a fait part de la nouvelle ce lundi 30 mars. «Un manque d’effectif menace notre école et une classe est désormais en grand danger de fermeture à Moosch. Rassurez-vous, nous avons trouvé des élèves trop mignonnes pour remplir notre classe. Malheureusement elles risquent d’être peu assidues selon la maîtresse...», a écrit la commune. Avant d’ajouter : «Ils préfèrent les classes surchargées. Mais nos enfants ne sont pas des chiffres ! À situation absurde, réponse absurde ! Une classe qui ferme c’est un village qui recule. Nous, nous ferons toujours le choix d’avancer.»
L’inscription de quatre enfants sauverait la classe
Une annonce qui n’a pas manqué d’attirer l’attention, notamment de nos confrères de France 3. Ce mardi, à 9 heures, les cinq jeunes vaches alsaciennes ont donc fait leur rentrée devant l’école, bien installées entre quatre barrières et entourées de paille, en présence du maire et d’une soixantaine de curieux. «Il nous manquerait quatre enfants à inscrire pour la rentrée prochaine pour ne pas fermer la classe. L’agriculteur qui nous a proposé de nous aider à faire entendre notre voix nous a proposé non pas quatre vaches, mais cinq, pour ne pas diviser le troupeau», s’amuse le maire.
Que l’Éducation nationale se rassure : les bêtes n’ont pas passé le pas de la porte de l’école, et n’ont pas pris place en salle de classe auprès des élèves. «Une fois notre message passé, elles ont retrouvé leur enclos, chez elles», précise José Schruoffeneger, qui espère avoir pu interpeller les familles et l’État sur la situation. «Si nous apprenions après une première réunion avec le rectorat qu’une classe devrait bien être fermée à la rentrée prochaine, nous réfléchirons à une autre solution pour l’éviter à tout prix», conclut-il.
Lire le dossier Dénatalité, vieillissement : les maires en quête d’avenir pour leur ville
Ce mardi, les syndicats d’enseignants FSU, Unsa, CFDT, CGT et SUD ont appelé à la grève nationale contre les suppressions de postes, les fermetures de classes et pour la revalorisation des salaires. Selon le ministère de l’Éducation nationale, 9,68% des enseignants ont répondu à l’appel. Le taux de grévistes atteint 13,2 % dans le premier degré (maternelles et élémentaires) et 7,18 % dans le second degré. La mobilisation des personnels de l’Éducation nationale se poursuivra jusqu’à la fin de la semaine partout sur le territoire.


3 month_ago
121



























.jpg)






French (CA)