Face à la flambée des prix des carburants, le gouvernement envisage de réactiver le chômage partiel pour soutenir les entreprises les plus touchées. Une mesure temporaire, coûteuse mais ciblée, qui permettrait de limiter les licenciements sans engager une baisse générale des taxes.
Face à la flambée des prix des carburants, le gouvernement cherche la parade. Il se dit même prêt à activer le chômage partiel pour les entreprises les plus touchées. Mais derrière cette réponse, une équation complexe demeure. Car bien entendu, le risque, c’est de déraper sur les finances publiques.
Un dispositif utilisé pendant la crise du Covid-19
Un outil de crise remis sur la table. Pour faire face à la flambée des prix de l’énergie, le gouvernement pourrait réactiver le chômage partiel pour permettre aux entreprises de réduire leur activité sans licencier, un dispositif qui avait été massivement utilisé pendant la crise du Covid-19.
Pour l’exécutif, l’objectif est d’essayer de trouver des solutions pour aider les secteurs les plus dépendants du carburant. Mais, en théorie, toutes les entreprises pourraient y prétendre, à condition de prouver une baisse d’activité directement liée à la crise.
Un coût de 70 millions d'euros
Ce dispositif du chômage partiel coûterait 70 millions d’euros et s’ajouterait aux 70 millions déjà annoncés en fin de semaine dernière pour aider les transporteurs, les agriculteurs et les pêcheurs. C’est une manière pour le gouvernement de gagner du temps alors que la colère monte.
Car le gouvernement n’envisage toujours pas une baisse générale des taxes sur les carburants, trop coûteuse pour les finances publiques. Ou comment tenter de soutenir les entreprises en apparence sans trop creuser les comptes publics déjà mal en point.


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