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Le nombre de chiens décrits comme « mordeurs » ou ayant un comportement agressif a augmenté de 41 % à Montréal depuis 2021, et de 12 % depuis l’année dernière. La Ville constate un manque de respect des règlements municipaux qui obligent les maîtres à tenir leurs chiens en laisse dans un endroit public — en plus d’un harnais ou d’un licou attaché à une laisse pour les bêtes de 20 kilos et plus.
La Ville de Montréal a ouvert 586 enquêtes sur des chiens agressifs ou mordeurs en 2025, comparativement à 523 l’année précédente (et 415 en 2021). Le nombre de chiens qui font l’objet d’une mesure de sécurité particulière (par exemple le port de la muselière-panier dans un endroit public ou la vaccination obligatoire contre la rage) est aussi en hausse — de 16 % —, en passant de 235 à 272.
Les responsables de la gestion animalière admettent qu’il reste beaucoup de travail à faire pour sensibiliser les propriétaires de chiens aux règles de sécurité. La Ville estime que 158 000 chiens se trouvent dans la métropole, une tendance en hausse depuis la pandémie, qui a forcé les gens à rester chez eux durant plusieurs semaines à compter de mars 2020.
L’attaque sauvage de trois chiens contre une femme de 45 ans, en octobre dernier dans un garage de l’arrondissement Saint-Léonard, a illustré de façon douloureuse les dangers potentiels des animaux domestiques. La victime a subi de graves blessures à la tête, au visage et aux mains, notamment.
Ce « malheureux incident […] et beaucoup trop d’autres démontrent à quel point il est important de connaître la population canine sur le territoire pour encore mieux planifier les activités de prévention et de sensibilisation destinées aux gardien(ne)s de chien », indique le Service de la concertation des arrondissements et de l’expérience citoyenne (SCAEC), dans son rapport 2025 sur la gestion animalière dans la métropole.
Registre de chiens dangereux
Quelque 110 animaux figurent sur le registre public de chiens « potentiellement dangereux » dans la métropole, une baisse de 4 % attribuable au déménagement de chiens dans d’autres municipalités ainsi qu’à la mort de certaines bêtes.
Le SCAEC rappelle que « l’enregistrement des chiens auprès de la Ville de Montréal est obligatoire et qu’il permet aux équipes d’être encore plus efficaces dans les actions à poser ». Le règlement stipule aussi « qu’un chien doit être sous le contrôle d’un(e) gardien(e) capable de le maîtriser en tout temps ».
« Ces dispositions réglementaires sont malheureusement non-respectées par bon nombre de gardien(ne)s de chien. […] Pour plusieurs incidents survenus, qui auraient pu être évités, la ou le gardien(ne) n’avait pas son animal en laisse ou n’était pas en mesure de le contrôler », indique le rapport de la Ville.
Ce service municipal a donné l’an dernier 64 ateliers dans des parcs à chiens, visant à « éduquer les gardiennes et gardiens sur les bons comportements à adopter ». Ces séances d’information portaient sur « le contrôle des aboiements, les comportements entre les chiens, la conduite à adopter entre les usagers du parc à chiens, l’interdiction des jouets dans les parcs à chiens, l’anxiété de séparation et la réactivité en laisse ».
Chats itinérants
« Les animaux étant de plus en plus nombreux sur le territoire et considérés comme des membres d’une famille, il est important d’être innovant dans les efforts déployés et de tout mettre en œuvre pour favoriser une cohabitation harmonieuse et sécuritaire », indique Stéphanie Houle, directrice par intérim du SCAEC, dans le rapport 2025 sur la gestion animalière.
La Ville a aussi stérilisé gratuitement 436 chats et chiens de ménages à faible revenu. Près de 1000 chats errants ont aussi été stérilisés dans le but de « réduire la surpopulation des chats de la rue, à améliorer leur bien-être, à réduire les euthanasies et à prévenir la rage ».
Ce programme, créé en 2010, permet de capturer des chats de ruelle qui sont ensuite stérilisés, vaccinés, vermifugés et identifiés, « puis retournés à l’extérieur dans leur milieu naturel. Les chats continuent de recevoir des soins de bénévoles qui leur procurent de l’eau, de la nourriture et des abris pour se protéger du froid ». La Ville estime que 353 000 chats vivent sur son territoire.


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