NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L’itinérance visible a augmenté de près de 120 % en trois ans en Abitibi-Témiscamingue, selon des données du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.
Les données préliminaires d’un dénombrement fait dans 15 régions de la province dans la nuit du 15 au 16 avril 2025 ont été rendues publiques jeudi. Parmi ces régions, c’est en Abitibi-Témiscamingue où la plus forte hausse a été observée.
Dans la nuit du dénombrement de l’an dernier, il a été estimé que 308 personnes étaient en situation d’itinérance visible. Elles n’avaient pas de domicile permanent et sécuritaire, faisaient appel à des ressources temporaires, recevaient des services institutionnels ou étaient sans abri, donc elles dormaient, par exemple, à l'extérieur ou dans un véhicule.
Avec l'Abitibi-Témiscamingue, le rapport préliminaire indique que Montréal, l’Outaouais et la Côte-Nord ont un taux d’itinérance visible par 100 000 habitants qui se démarque par rapport aux autres régions.
Correction : Le tableau a été modifié pour présenter la variation absolue entre les données de 2022 et celles de 2025 dans les régions du Québec et l'écart en pourcentage.
Le rapport complet est prévu à l’automne prochain.
Prix des logements
Parmi les raisons qui font en sorte qu’une personne se retrouve dans une situation d’itinérance, Stéphane Grenier, directeur général de l'organisme La Piaule, note les évictions de locataires, les prix élevés des logements, la sortie d’un centre jeunesse ou de prison, ou la fin d'un séjour à l’hôpital. Il évoque aussi la pauvreté, la toxicomanie et les problèmes de santé mentale.
C’est plus d’une centaine de personnes qui dorment toutes les nuits à La Piaule de Val-d’Or. C’est presque 80 000 repas qu’on sert annuellement. C’est en explosion, souligne-t-il.

Sur nos ondes, Stéphane Grenier a commenté les résultats préliminaires du dénombrement d'avril 2025. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Emily Blais
Il rappelle que ce portrait est important pour le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue et les organismes qui collaborent avec lui. Stéphane Grenier précise que toutes les personnes sans domicile ne figurent pas nécessairement dans le dénombrement lorsqu’elles arrivent à dormir chez des proches ou des amis.
Il y a des gens qui ne viennent pas jusqu’à La Piaule. Ils vont utiliser, par exemple, les toilettes des gymnases pour aller prendre une douche le matin parce qu’ils ont dormi dans leur auto, qui vont dormir dans un stationnement de Walmart, qui vont camper cet été. Les campings vont être pleins.
Observations de 2022
Le dénombrement de 2022 avait permis d’estimer que 157 personnes étaient en situation d’itinérance visible en Abitibi-Témiscamingue. La moitié d’entre elles étaient autochtones, comparativement à 10 % pour l’ensemble de la province.
Il faisait excessivement beau cette journée-là. C’est comme si les gens avaient quitté nos services pour aller déambuler ailleurs. On savait qu’on en avait manqué quelques-uns, tandis que, dans le deuxième exercice, il ne faisait pas beau, donc on avait accès à plus de monde, a précisé Stéphane Grenier à l’émission Des matins en or.
Financement et logements
Les organismes qui se portent à la défense collective des droits multiplient les demandes pour améliorer le financement.
Des représentants d’organismes communautaires signalent qu’ils s’appauvrissent et qu’ils ont moins de personnel pour répondre aux demandes de plus en plus nombreuses. Ils organisent aussi la Nuit des sans-abri pour sensibiliser la population.
Selon les données publiées par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) en décembre dernier, le loyer moyen à Rouyn-Noranda a diminué de 910 $ à 871 $ entre 2024 et 2025, alors qu’il a augmenté à Val-d’Or, passant de 918 $ à 967 $.

En février dernier, plus d’une douzaine d’organismes communautaires se sont rassemblés près du centre de jour pour personnes en situation d’itinérance à Rouyn-Noranda. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / JEAN-MICHEL COTNOIR
Le loyer moyen à Amos était de 990 $ avec un taux d'inoccupation de 0,5 %. Une roulotte de chantier est aménagée en halte-chaleur depuis deux ans pour offrir un endroit chaleureux et du réconfort en soirée.
À La Sarre, le dortoir de la Maison du Compagnon a noté un taux d’occupation de 180 %, l’hiver dernier.


2 month_ago
64



























.jpg)






French (CA)