C’est sur un ton calme, sans grande émotion, sans un mot en allemand, mais avec quelques traits d’humour dont le Vaudois a le secret, que Guy Parmelin a annoncé vendredi sa démission du gouvernement. S’il se dit toujours motivé, le président de la Confédération et ministre de l’Economie doit le concéder: «Le feu sacré n’est plus aussi sacré.» Celui qui restera comme le premier conseiller fédéral UDC romand de l’histoire s’en ira au soir du 31 décembre, après onze ans marqués par des crises majeures comme la pandémie de covid, la crise énergétique de 2022, la chute de Credit Suisse ou encore les droits de douane américains. «Le moment est venu», a confié l’homme de 66 ans, reconnaissant une certaine lassitude. Sa décision, il l’a mûrie durant l’été.
Le départ de Guy Parmelin avant la fin de la législature fin 2027 n’est pas complètement une surprise. Les rumeurs bruissaient depuis des semaines dans la Berne fédérale. Elles se sont encore intensifiées depuis le 16 septembre et l’annonce de la démission de sa secrétaire d’Etat à l’économie, Helene Budliger Artieda, avec laquelle l’élu UDC formait un véritable binôme. Le timing d’un retrait au terme de son année présidentielle résonne également comme la fin d’un cycle. Le ministre de l’Economie a bouclé plusieurs accords importants de libre-échange et a stabilisé les relations avec les Etats-Unis après le coup de massue des 39% de taxes douanières. Le projet de Politique agricole 2030 est sur des rails, tandis que le magistrat UDC est sur le point de faire passer au parlement l’épineux dossier des mesures de protection des salaires des bilatérales III.


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