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CONTRE-POINT - Sur l’île, les autonomistes ont marginalisé les indépendantistes, qui ne sont plus qu’une poignée. Sur le continent, plus personne ne prétend qu’il faille administrer la Corse comme Paris.
Passer la publicitéLorsque le projet d’« autonomie » de la Corse a été mis sur les rails, il avait pour parrains le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, et le président de l’exécutif de la région insulaire Gilles Simeoni. Alors qu’il arrive devant le Parlement, le premier a quitté la Place Beauvau pour la Chancellerie et le second a lâché l’assemblée territoriale pour reprendre la mairie de Bastia. Les acteurs passent, la question demeure. Et ce serait une erreur de l’aborder sans profondeur historique et comme si la réponse ne pouvait être que binaire.
Se rendant à Ajaccio en 1969 pour célébrer le bicentenaire de la naissance de Napoléon, deux mois après son élection à la présidence de la République, dans la foulée de l’échec du référendum de De Gaulle, Georges Pompidou, peu suspect de ne pas prendre au sérieux l’unité nationale, assurait que « ce rejet de la régionalisation ne devait pas empêcher de satisfaire les aspirations corses ».
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De la création d’une région corse en 1970, la seule correspondant…


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