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CONTRE-POINT - Avec Lionel Jospin nous revient le souvenir d’une stabilité politique désormais révolue. Mais le choc du 21 avril 2002 en révélait déjà les limites.
Avec Georges Pompidou, Raymond Barre et François Fillon, Lionel Jospin appartient au carré des premiers ministres qui ont tenu un quinquennat à Matignon. Le souvenir de ces années, ravivé au cours de la cérémonie aux Invalides, recèle la nostalgie des années de stabilité ; au sein de l’exécutif, et à l’Assemblée.
Fruit de l’union de la gauche - il a épousé au PS la stratégie mitterrandienne, pas la vision rocardienne -, Lionel Jospin fut l’architecte de la gauche « plurielle ». Mais à quoi faut-il mesurer la réussite d’une architecture : à son apparence ou à sa solidité ? Si un arbre se juge à ses fruits, le « coup de tonnerre » du 21 avril 2002 est un fruit cruel de ce bel édifice.
Voilà un quart de siècle que la division est invoquée comme raison de la disqualification au soir du premier tour de la présidentielle. Tous les hommages, depuis lundi, font de Jospin la victime de cette prétention à se compter. Et ce rappel marque quand, à gauche comme à droite, un trop-plein…


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