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CONTRE-POINT - Dans la mise en place de ce paysage présidentiel, d’autres lignes de partage apparaissent, plus hermétiques encore que les frontières politiques.
Quelles alliances, quels barrages ? La préparation de la présidentielle ressemble à la délimitation d’un terrain ou l’on chercherait d’un côté à faire des regroupements de parcelles et de l’autre à monter des barrières pour interdire tout passage. Les électeurs semblent pourtant ne pas se soucier de cet aménagement du territoire-là.
À regarder les derniers sondages d’intentions de vote, les interdits bloquent moins les électeurs que les haies n’arrêtent le vent. Les candidats relégués à « l’extrême droite » (Le Pen, Dupont-Aignan, Zemmour) totalisaient 19,7 % en 2012, 26 % en 2017 et 32,3 % en 2022. Selon Elabe pour La Tribune dimanche, ce total tournerait entre 38 et 43 % selon les configurations de premier tour. Non seulement l’érection de digue s’avère inefficace mais la fluidité des électorats n’a jamais été aussi forte. Qui se serait douté qu’autant d’électeurs d’Emmanuel Macron de 2022 prévoyaient de voter pour Jordan Bardella ou pour Raphaël Glucksmann (13 % chacun) ?


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