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CONTRE-POINT - Tout en rejetant le mélenchonisme dans les mots, la gauche qui se prétend « raisonnable » n’ose pas aller au bout de la logique du cordon sanitaire comme, il y a trente ans, la droite se l’était laissé imposer face au lepénisme.
Le discours de rentrée de Jean-Luc Mélenchon, la déclaration de candidature de Raphaël Glucksmann. Ce dimanche a des airs de coup d’envoi d’un duel entre deux gauches que tout oppose. L’une révolutionnaire, l’autre réformiste. L’une qui veut renverser la table et croit à la force, l’autre qui a la foi européenne et mise sur le compromis. Mais attention aux effets d’optique. À l’aube de la campagne présidentielle, ce duel est asymétrique. Et c’est l’Insoumis qui l’engage en position dominante.
D’abord parce que la détermination est du côté des mélenchonistes quand la nébuleuse sociale-démocrate reste habitée par le doute. Les troupes Insoumises sont motivées, organisées, préparées et unanimes derrière un candidat qui, tout en prônant la VIe République, n’a pas de fausse pudeur face au culte du chef conforme à la fois à la logique de la Ve et aux habitudes des mouvements révolutionnaires. Face à Mélenchon, Glucksmann a enfin compris qu’attendre un jour de plus n’était plus possible, mais il…


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