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CONTRE-POINT - Comme souvent, le premier ministre avance sur une ligne de crête. Il cherche à jouer la carte du dialogue sans renoncer aux réformes. Du moins dans son intention.
Un recul du gouvernement ou une maladresse du Parlement ? Un frein à un assouplissement raisonnable ou un coup d’arrêt à la remise en cause d’un « acquis social » ? La question du 1er Mai a en tout cas provoqué un imbroglio que tant l’exécutif que son socle politique à l’Assemblée auraient gagné à éviter.
Le point départ de la proposition de loi : la volonté de remédier à la situation ubuesque ayant conduit à la condamnation de boulangers ayant ouvert un 1er Mai. Le texte n’est pas arrivé la semaine dernière par surprise dans la « niche » du groupe Renaissance. Lancé au Sénat par le centriste Hervé Marseille, voilà un an qu’il cherche à aboutir. Mais Ubu se glisse aussi dans la discussion parlementaire ; sur la forme et sur le fond.
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Sur la forme, c’est la perspective d’une obstruction à coups d’amendements de la part de LFI qui a conduit les défenseurs du texte à voter eux-mêmes une motion de rejet. Rejeter le texte pour empêcher qu’il s’enlise et ainsi le faire adopter…


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