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CONTRE-POINT - Toute présidentielle impose une forme d’alternance et exige d’incarner une « rupture ». Et la raison d’être d’un aspirant à l’Élysée est de dessiner le futur, pas de ressasser le passé.
Rendre hommage à un fidèle en fustigeant les ingrats. Aux obsèques de François Patriat, Emmanuel Macron a fait d’une pierre deux coups. « Dans des temps où beaucoup pensent que l’inventaire vaut mieux que d’assumer bravement, il assumait bravement », a dit le chef de l’État (nos éditions d’hier). Salué, le sénateur bourguignon décédé le 19 août. Visés, les deux premiers ministres qu’il a nommés et qui sont aujourd’hui candidats à sa succession : Édouard Philippe et Gabriel Attal.
Publique, la flèche traduit un agacement privé croissant contre les deux hommes qu’il a promus et à qui il reproche à la fois de ne pas défendre son bilan et de se tromper de campagne. Alors que Jean-Luc Mélenchon donne le ton de la rentrée et que Marine Le Pen caracole en tête des sondages, le chef de l’État constate que le « bloc central » n’offre que le spectacle de ses divisions et ne s’empare d’aucun des sujets qui concernent les Français. « Plus ils répètent : il faut éviter un second tour…


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