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CONTRE-POINT - L’ancien premier ministre incarnait finalement la synthèse idéologique d’une droite utile au pays.
Homme d’État, Édouard Balladur ne devint pas chef de l’État. La présidentielle de 1995 fut une occasion ratée pour lui. Et peut-être un rendez-vous manqué pour le pays en général et la droite française en particulier. Alors que la France se lance dans une nouvelle campagne élyséenne, ce millésime 1995 recèle des enseignements toujours actuels. Sur les délices suicidaires de la division auxquelles la droite aime à succomber. Sur les illusions mensongères des sondages. Sur la difficulté à conjuguer discours de vérité et savoir-faire électoral.
Chirac-Balladur, ce fut l’un des chocs internes les plus violents dans un camp abonné aux batailles personnelles qui ont souvent fait sa malédiction. Au moins, en 1995, la droite pouvait-elle s’offrir le « luxe » de se diviser en gagnant quand même. Trente ans plus tard, la propension à la division est plus vive que jamais, mais la puissance électorale s’est effondrée.
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En politique, le point est donné au vainqueur. Pour 1995, la remontée spectaculaire…


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