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Les partenaires européens de l’Ukraine, réunis lundi, ont promis de poursuivre leur aide militaire et financière en dépit des menaces formulées par la Russie pour les en dissuader, en pleine escalade dans la guerre entre ces deux pays.
La rédaction avec AFP - Hier à 22:15 | mis à jour hier à 22:26 - Temps de lecture :
L’Ukraine n’est « pas un poids pour notre sécurité mais la ligne de front qui protège l’Europe ». Le Premier ministre britannique, Andy Burnham, en déplacement lundi à Kiev, a affiché son soutien résolu à l’Ukraine en comparant le combat que mènent les Ukrainiens contre les Russes à celui mené par le Royaume-Uni contre l’Allemagne nazie.
Une comparaison lourde de sens, à l’image du message de soutien indéfectible qu’ont souhaité faire passer les alliés européens à Vladimir Poutine. La rencontre des États membres de la « Coalition des volontaires », rassemblant 30 participants parmi lesquels la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, était organisée lundi à Kiev, jour du 35e anniversaire de la proclamation de l’indépendance de l’Ukraine, une ancienne république soviétique. Ses membres ont appelé à intensifier la pression contre la Russie, en s’attaquant encore davantage à la « flotte fantôme » utilisée pour poursuivre ses exportations. Andy Burnham et Emmanuel Macron ont appelé à appuyer l’Ukraine dans sa quête de systèmes de défense antiaérienne, essentiels pour abattre les missiles que la Russie tire presque quotidiennement sur ses villes. Le chef de l’État français s’est, lui, engagé samedi à ce que la France livre de nouveaux missiles intercepteurs.
Certains dirigeants, comme le Premier ministre britannique Andy Burnham, se sont rendus à Kiev lundi pour participer à la rencontre des États membres de la « Coalition des volontaires ». Emmanuel Macron participait, lui, à distance. Photo Sipa/Henry Nicholls
Partage d’informations classifiées
L’Union européenne a annoncé, de son côté, le déblocage d’une nouvelle tranche de 6,1 milliards d’euros d’aide à l’Ukraine pour renforcer sa défense antiaérienne et son approvisionnement en missiles et autres munitions. Mais les besoins sont immenses et les livraisons pour l’heure insuffisantes. Pour aller plus loin, Andy Burnham a confirmé avoir autorisé l’entreprise de défense MBDA à partager des informations classifiées permettant à l’Ukraine et à la France de mettre en place une production locale du missile franco-britannique de croisière de longue portée Scalp.
La nouvelle a provoqué l’indignation du Kremlin, qui a accusé Londres de faire obstacle à la paix et averti que l’armée russe localiserait « les sites de production » de ces missiles puis les détruirait. « La Russie tentera une escalade contre les pays européens afin de les dissuader d’aider l’Ukraine », prévoit Emmanuel Macron, qui s’exprimait au cours de la réunion. Et le chef de l’État français d’avertir : « Il est clair que les pays de l’Otan seront ciblés et que les provocations se multiplieront ».


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