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La Russie intensifie ses frappes en profondeur en Ukraine et poursuit sa guerre hybride contre l’Europe, au moment où le soutien des Etats-Unis s’essouffle. Washington alerte sur une possible agression russe pour tester les défenses occidentales.

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Des policiers à l’aéroport de Leipzig-Halle (Allemagne), le 5 août 2026, après la découverte, pendant la nuit, d’un drone chargé d’explosifs. Des policiers à l’aéroport de Leipzig-Halle (Allemagne), le 5 août 2026, après la découverte, pendant la nuit, d’un drone chargé d’explosifs.

Alors que l’Ukraine affronte son cinquième été de guerre contre la Russie, ses alliés occidentaux, européens en tête, sont confrontés à une nouvelle fenêtre d’incertitude face à l’agressivité de Moscou. Après quatre saisons estivales à observer le drame ukrainien à distance, les inquiétudes concernent désormais autant l’évolution du front, avec des frappes russes de plus en plus meurtrières, que leur propre sécurité, en raison de la multiplication de signaux de vulnérabilité, souvent relégués au second plan jusqu’à présent.

Au premier rang de ces inquiétudes figurent les actions « hybrides », particulièrement sérieuses, attribuées à Moscou ces dernières semaines, comme la tentative d’attaque, le 5 août, d’un avion de transport militaire ukrainien à l’aéroport de Leipzig, dans l’est de l’Allemagne, au moyen d’un drone kamikaze. Cette guerre indirecte a aussi pris la forme, mercredi 12 août, d’une nouvelle menace du Kremlin. Face à la répétition des arraisonnements de navires de sa flotte « fantôme », le président russe, Vladimir Poutine, s’est dit prêt à « riposter de la même manière » si les Européens poursuivaient leur stratégie d’endiguement.

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