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Interrogée sur une augmentation de l’ordre de 15% en mai, la présidente de la Commission de régulation de l’énergie Emmanuelle Wargon a répondu : «On est dans cette zone-là.»
Passer la publicité Passer la publicitéL’onde de choc de la guerre au Moyen-Orient se répercutera bien sur la facture de gaz des Français, a prévenu Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), ce vendredi. Une hausse est en effet à prévoir à partir du mois de mai, a-t-elle déclaré sur RMC, comme l’avait déjà annoncé Bercy le 6 mars dernier. Mais elle ne sera «pas gigantesque», a-t-elle tenté de rassurer.
Seuls les consommateurs qui n’ont pas de contrat en offre à prix fixe seront touchés à cette date. «Pour les ménages, une partie des contrats sont à prix fixe», a rappelé Emmanuelle Wargon, qui concernent «à peu près 40% des Français». Ceux-là «ne seront pas touchés avant la fin du contrat», a-t-elle indiqué. «Ceux qui ont des contrats indexés sur les cours mondiaux, là ça bouge avec deux mois d’écart. [...] En mai, ce sera les prix de mars, donc ce sera plus élevé», a expliqué l’ancienne ministre.
«Mai, ce n’est pas la saison du chauffage»
Interrogée sur l’ampleur de la hausse, après la flambée du prix du gaz européen de 35% jeudi, dans le sillage d’une attaque iranienne contre le complexe gazier de Ras Laffan, au Qatar, Emmanuelle Wargon a adopté un ton là aussi rassurant. «Les prix font du yoyo», a-t-elle dit. «Si on dit 15% de plus, on est sur quelque chose de réaliste ?», a interrogé la journaliste Apolline de Malherbe. «On est dans cette zone-là, mais on n’a pas la totalité des cotations», a répondu Emmanuelle Wargon.
La répercussion sur les factures ne sera pas «énorme», a-t-elle précisé, notamment car le mois de «mai, ce n’est pas la saison du chauffage». En revanche, dans la durée, «si les prix du gaz sont toujours élevés au moment où il recommence à faire froid et donc si ça s’accumule sur toute l’année», la hausse des prix pourrait être plus importante.
Pour l’électricité, il y a moins lieu de s’inquiéter. Emmanuelle Wargon a expliqué que la crise était «très différente de 2022», après le déclenchement de la guerre en Ukraine. «On dépend du gaz pour l’électricité seulement si on n’en produit pas assez». Or, «en ce moment on a beaucoup d’électricité nucléaire et renouvelable, donc n’a pas besoin d’appeler de l’électricité» à l’extérieur du pays, a expliqué la présidente de la CRE. C’est pourquoi le prix de l’électricité est «stable» en France, «et plus bas que dans le reste de l’Europe», a-t-elle ajouté.


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