Un projectile non identifié a frappé un navire au large des côtes du Qatar tôt dimanche matin, ont rapporté une agence maritime et les autorités qataries, après que les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé la veille de prendre pour cible des navires "ennemis" dans la région.
Un navire au large des côtes du Qatar a été frappé par un projectile tôt ce dimanche matin. Selon l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, un vraquier a signalé avoir été touché à 23 milles marins au nord-est de Doha par un "projectile inconnu". "Un petit incendie s'est déclaré mais a été éteint, il n'y a pas de victimes. Aucun impact sur l'environnement n'a été signalé", a précisé l'agence.
"Un navire commercial situé dans les eaux territoriales du Qatar, au nord-est du port de Messaied, en provenance d'Abou Dhabi, a été visé par un drone dimanche matin", a confirmé plus tard dimanche le ministère qatari de la Défense dans un communiqué, ajoutant que le feu avait été maîtrisé et que le navire avait "poursuivi son trajet".
"Le vraquier frappé près des côtes du Qatar battait pavillon américain et appartenait aux États-Unis"
Le communiqué précise pas l'origine du tir. L'agence de presse iranienne Fars, citant une source informée du dossier, a affirmé que "le vraquier frappé près des côtes du Qatar battait pavillon américain et appartenait aux États-Unis", sans dire explicitement que c'est l'Iran qui l'a visé.
"Toute attaque contre des pétroliers et navires commerciaux iraniens entraînera une lourde riposte contre l'un des centres américains dans la région ainsi que contre les navires ennemis", avait déclaré samedi le commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de Téhéran, selon la télévision publique Irib et l'agence Isna.
Ces menaces surviennent après des attaques menées vendredi par l'armée américaine contre deux pétroliers iraniens dans le Golfe d'Oman, alors que Washington impose un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.
La guerre contre l'Iran lancée fin février par les États-Unis et Israël a entraîné, en représailles, le blocage par Téhéran du détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement près d'un cinquième de la consommation mondiale d'hydrocarbures.
L'Iran et les États-Unis ont échangé des tirs dans la nuit de jeudi à vendredi, fragilisant le cessez-le-feu en place depuis le 8 avril. Dans le stratégique détroit d'Ormuz, quelque 1.500 navires et environ 20.000 membres d'équipage restent "piégés", selon le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), une agence de l'ONU.


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