Les États-Unis ont lancé une nouvelle série de frappes contre l'Iran et réimposé un blocus de ses ports, Téhéran promettant ce mercredi que le détroit maritime d'Ormuz resterait fermé jusqu'à la fin des « actes d'agression » américains.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 11:46 - Temps de lecture :

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Voici les derniers développements en lien avec le conflit au Moyen-Orient, où les hostilités ont repris depuis plusieurs jours entre l'Iran et les États-Unis.

Sept militaires iraniens tués dans des frappes américaines

« Ce matin, l'armée terroriste américaine a tiré 13 missiles » sur une caserne située près de la ville d'Iranshahr à 1 500 kilomètres de Téhéran, a déclaré dans un communiqué l'armée iranienne, précisant que sept militaires avaient été tués.

Le blocus américain entre en vigueur

L'armée américaine a déclaré mardi soir avoir repris, comme annoncé, son blocus des ports iraniens. Cette opération vise « les navires à destination ou en provenance des ports iraniens et des zones côtières », a indiqué le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X, rappelant à cette occasion que « plus de 20 navires de guerre de la Marine américaine et des centaines d'aéronefs militaires sont actuellement déployés dans tout le Moyen-Orient ».

Fermeture du détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé ce mercredi que le détroit d'Ormuz resterait fermé jusqu'à la fin des « actes d'agression » américains et ont menacé de verrouiller d'autres voies d'exportations stratégiques, dans un communiqué diffusé par la télévision d'État iranienne. « L'ennemi (...) doit également s'attendre à la fermeture d'autres voies d'exportation de pétrole et de gaz qui servent les intérêts des États-Unis et de leurs alliés », a-t-il poursuivi. « Les exportations de pétrole et de gaz de la région seront accessibles soit à tous, soit à personne ».

Sanctions américaines

Le gouvernement américain a annoncé renforcer ses sanctions contre le secteur pétrolier iranien en ciblant une cinquantaine de personnes et d'entités liées au réseau du magnat du pétrole Mohammad Hossein Shamkhani.

Les forces armées iraniennes sont sur le qui-vive depuis la reprise des frappes américaines. Photo Vahid Salemi/Sipa

Les forces armées iraniennes sont sur le qui-vive depuis la reprise des frappes américaines. Photo Vahid Salemi/Sipa

Cibles américaines visées en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn

La télévision d'État iranienne a fait savoir ce mercredi que les Gardiens de la Révolution avaient frappé le centre logistique de Mina Abdullah au Koweït, utilisé par l'armée américaine. En Jordanie, l'armée iranienne a mobilisé des drones contre des hangars utilisés par les forces américaines sur la base Al-Azraq, et contre une installation abritant des avions de chasse.

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont également affirmé mercredi avoir frappé des entrepôts d'équipement militaire, des sites de stockage de carburant ou encore un centre de commandement de la Cinquième flotte des États-Unis à Bahreïn.

Le pétrole limite sa flambée

Les prix du pétrole ont freiné leur envolée mercredi sur la séance asiatique. Après avoir grimpé de plus de 5% mardi, et progressé légèrement dans la matinée asiatique, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, figurait en hausse de 0,78% à 85,39 dollars vers 7h. Celui de son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en août, progressait de 0,49% à 79,73 dollars.

Nouvelles frappes en Iran

L'armée américaine a dit avoir lancé une nouvelle série de frappes contre Téhéran afin de l'empêcher d'attaquer des navires dans le détroit d'Ormuz. Dans la nuit, elle a affirmé avoir visé des dizaines de cibles militaires, notamment des installations de drones et missiles et des sites de défense côtière. Les médias d'État iraniens ont fait état d'explosions en Iran, notamment près de la ville portuaire de Bandar Abbas et sur l'île de Qeshm, situées sur le détroit d'Ormuz, mais aussi dans la ville d'Ahvaz (sud-ouest).

Nouvelles menaces de Trump

Le président américain a menacé mardi de frapper des infrastructures iraniennes importantes comme des centrales électriques et des ponts la semaine prochaine si aucun accord n'était conclu d'ici là avec Téhéran. « La semaine prochaine, ça va vraiment mal tourner pour eux car (...) ce sera le tour des centrales électriques. La semaine prochaine ce sera au tour des ponts », à moins que les Iraniens ne « s'assoient à la table des négociations », a déclaré le républicain sur Fox News.

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