Au cœur de la guerre au Moyen-Orient : l'attirail militaire utilisé par les belligérants. Des défaillances sont mises en lumière du côté iranien, qui utilise un matériel russe.
Depuis le début du conflit, l’armée américaine revendique plus de 2.000 frappes contre Téhéran et aucun avion israélien n’a été abattu par la défense anti-aérienne iranienne. Des défaillances qui mettent en lumière l’inefficacité du matériel russe, en particulier, les systèmes de défense sol-air, dont se sert le régime iranien.
Incapables de contrer les raids aériens
C’est le talon d’Achille de la défense iranienne. Ceci avait déjà été observé l'été dernier : les systèmes sol-air S-300 ne parviennent pas à empêcher les frappes américaines et israéliennes. Ces lanceurs montés sur des véhicules à roues ou à chenilles sont de confection russe.
Les images satellites montrent que le Kremlin en a livré à Téhéran jusqu’à début février. Cependant, les S-300 sont incapables de contrer les raids aériens, se faisant systématiquement troués avant d’être pulvérisés par des tirs de missiles.
Même constat pour le "Murmansk-BN", un dispositif de guerre électronique russe vendu à l’Iran. S'il était supposé brouiller les satellites hautes fréquences américains et neutraliser les drones, il n’en est rien.
Téhéran avait pourtant prévenu Moscou. Effectivement, dès décembre dernière, les Iraniens demandaient aux Russes une nouvelle génération de défense sol-air, les S-400, un dispositif jugé plus performant. Seulement, la Russie, prise par la guerre en Ukraine, n’a pas pu ou n’a pas voulu les livrer. Et ce, en dépit du partenariat militaire stratégique conclu entre Vladimir Poutine et le régime des mollahs.


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