Le régime iranien refuse toujours tout déblocage du détroit d'Ormuz, et du côté américain, les intentions restent incertaines. Lors d'une conférence de presse tenue au Pentagone, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a évoqué un possible allongement du conflit, sans pour autant clarifier la stratégie de Washington.
Aux côtés du général John McCain, présenté comme chef d'état-major, Pete Hegseth a laissé entendre que la guerre au Moyen-Orient pourrait désormais durer entre six et huit semaines. Une estimation bien supérieure aux trois à cinq semaines initialement envisagées.
Le flou persiste néanmoins, aussi bien sur la durée que sur les objectifs précis de l'intervention américaine.
Le chef du Pentagone affirme que ces objectifs sont "en train d'être atteints", évoquant 11.000 cibles frappées depuis le début du conflit. Dans le même temps, les frappes aériennes américaines se sont intensifiées ces dernières heures en Iran.
Aucune option exclue sur le terrain, selon Pete Hegseth
Concernant une éventuelle opération terrestre, Washington entretient volontairement l'incertitude. "Nous n'écartons aucune option. Notre adversaire pense qu'il existe une quinzaine de façons d’intervenir au sol. Et c’est exact. Si nécessaire, nous pourrions les utiliser. Ou ne pas y recourir du tout", a déclaré Pete Hegseth.
Autre point clé, les discussions entre Washington et Téhéran. Là encore, difficile d’y voir clair. Le secrétaire à la Défense assure que des échanges sont en cours avec ce qu'il décrit comme "le nouveau régime iranien".
"Elles sont actives, et nous nous en réjouissons. Nous préférons un accord. Si l'Iran accepte de renoncer à ses capacités et à ses ambitions, notamment sur le détroit, c’est l'objectif. Nous ne voulons pas utiliser la force plus que nécessaire. Mais nous négocierons aussi avec des bombes", a-t-il affirmé.
Pression sur la communauté internationale
Enfin, le chef du Pentagone appelle à une mobilisation accrue de la communauté internationale pour débloquer le détroit d'Ormuz.
Une prise de position qui s'inscrit dans la ligne du président Donald Trump, qui a exhorté les pays concernés à agir. "Trouvez du courage et allez chercher votre pétrole", a-t-il lancé, accusant les États affectés de ne pas en faire assez pour mettre fin à la situation.


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