Le grand reporter Régis Le Sommier estime qu'une révolte du peuple iranien est possible à la condition d'un affaiblissement du "dispositif sécuritaire iranien", les Gardiens de la révolution. Mais pour l'heure, ce spécialiste ne voit aucun signe dans ce sens.
Un régime affaibli, qui tient bon et riposte. Au 23e jour de la guerre contre les mollahs en Iran, Téhéran est toujours debout. Malgré la perte de nombreux cadres de la république islamique, le régime est toujours en place, mais il embrase la région avec ses missiles longue portée.
Samedi soir, deux missiles iraniens se sont abattus sur le sud d'Israël, faisant une centaine de blessés. Téhéran a également tenté de frapper la base américano-britannique de Diego Garcia, située à 4.000 km de son territoire.
"Pas d'élément tangible qui le montre"
Dans ce contexte, "l'opportunité" évoquée par Donald Trump au début de l'opération "Epic Fury" pour les Iraniens de faire tomber le régime semble s'éloigner. "La révolte pourrait se mettre en place si le dispositif sécuritaire iranien fléchit", avance dans Europe 1 Matin Week-end, le grand reporter Régis Le Sommier.
"C'est-à-dire, si on commence à enregistrer dans le corps des Gardiens de la révolution des défections. Si dans cet appareil sécuritaire il y a un affaiblissement, un effondrement de cette structure, à ce moment-là, l'opposition pourrait en effet s'activer. Mais jusqu'à présent, il n'y a pas d'élément tangible qui le montre."


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