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DÉCRYPTAGE - La fermeture du détroit d’Ormuz, par où passent des millions de tonnes, fait flamber les prix. Si le pétrole occupe les esprits, cette autre onde de choc se diffuse progressivement sur le continent.
Passer la publicitéQuatorze millions de morts. C’est l’estimation faite par les Nations unies sur l’impact, en Afrique, de la hausse du prix des engrais. Si le pétrole occupe les esprits, cette autre onde de choc se diffuse progressivement sur le continent. Les engrais permettent aux sols de produire suffisamment pour nourrir des populations entières. Or, leur fabrication repose, pour l’essentiel, sur le gaz naturel, dont le prix s’est aussi envolé depuis fin février.
L’urée, l’engrais le plus utilisé au monde pour le maïs, le blé ou le riz, a vu son prix bondir d’environ 50 %. Celui de l’ammoniac, autre engrais clé, de 20 %, selon Alpine Macro, filiale d’Oxford Economics. Alors que le golfe Persique, d’où provient entre 30 et 35 % des exportations mondiales d’urée, est désormais coupé du reste du monde, ce sont 3 à 4 millions de tonnes par mois qui n’atteignent plus les marchés, au moment précis où les agriculteurs africains s’apprêtent à fertiliser leurs champs. Le continent produit très peu de ses propres…


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