Dans une publication sur Truth Social, le chef d'État américain a annoncé qu'il déplaçait la date de fin de son ultimatum à l'Iran dans la soirée du 6 avril prochain (7 avril, 2 heures du matin, en France). Donald Trump semble laisser une nouvelle chance à la diplomatie de faire ses preuves, avant d'éventuelles frappes sur les infrastructures énergétiques de l'Iran.
Donald Trump a repoussé au 6 avril l'ultimatum posé à Téhéran avant d'éventuelles frappes contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions se passaient "très bien" malgré la défiance de la République islamique envers son plan pour mettre fin à la guerre. Le président américain avait initialement fixé l'échéance au 23 mars pour obtenir la réouverture du stratégique détroit d'Ormuz, avant de le repousser de cinq jours.
"A la demande du gouvernement iranien", Donald Trump a fait savoir sur son réseau Truth Social qu'il suspendait "pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu'au lundi 6 avril à 20 heures, heure de Washington", soit le 7 avril, à 2 heures du matin, en France.
L'armée "extrêmement" en avance sur son calendrier
"Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté. Il a assuré que l'opération militaire était "extrêmement" en avance sur son calendrier initial. Il l'a décrite comme un "petit détour" qui "finirait bientôt". Prendre le contrôle du pétrole iranien est aussi une "option" à sa disposition, a-t-il fait valoir.
Avant ce message de Donald Trump, l'émissaire américain Steve Witkoff avait dit voir des "signaux forts" quant à un possible accord. L'un d'eux pourrait être l'autorisation par Téhéran du passage de dix pétroliers dans le détroit d'Ormuz, bloqué de facto depuis plusieurs semaines et par lequel transite en temps normal 20% des approvisionnements mondiaux en pétrole et gaz naturel liquéfié. L'Iran a laissé passer "dix navires", a assuré le président américain, jugeant que ce geste montrait que son administration "négociait avec les bonnes personnes" en Iran.
Un intermédiaire défini : le Pakistan
Depuis le début de la semaine, des efforts diplomatiques ont été déployés pour faire taire les armes. Si Téhéran refuse d'utiliser à ce stade le terme de "discussion", une source anonyme, citée par l'agence de presse Tasnim, a indiqué jeudi que l'Iran avait transmis mercredi "officiellement" une réponse au plan américain "à travers des intermédiaires". Il a fixé des conditions à une cessation des hostilités et attend désormais "un retour de l'autre partie".
Ni Donald Trump ni Téhéran n'ont divulgué l'identité des négociateurs iraniens. De par ses bonnes relations avec Washington et Téhéran, le Pakistan a communiqué à l'Iran la proposition américaine en 15 points, selon des responsables pakistanais.
À défaut d'accord, "ça ne va pas être joli", a une fois encore menacé le président américain.


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