Entre la flambée des prix à la pompe et le décrochage du CAC 40, les conséquences de la guerre en Iran frappent déjà le portefeuille des Français. Face à l'incertitude, le mot d'ordre est clair : ne pas céder à la panique.
Le prix du carburant s’envole, certaines actions tricolores dévissent. Le séisme géopolitique au Moyen-Orient se traduit par une onde de choc immédiate sur les marchés financiers. Pour les épargnants, qui assistent déboussolés aux événements, la tentation de tout liquider par peur de tout perdre est réelle. C'est pourtant la première erreur à éviter.
Au contraire, les spécialistes préconisent de faire le dos rond. Pour les profils les plus audacieux, ce contexte de crise peut même représenter une opportunité. "Les actions étaient très chères avant la guerre. Donc aujourd’hui, c’est plutôt le moment pour acheter, parce qu’on va bénéficier après la fin des hostilités de plus-value", a expliqué Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne.
"On va revenir à des cours antérieurs, il va y avoir une remontée", a-t-il poursuivi. Si le conflit reste de courte durée, un rebond est possible. Ce serait alors l’occasion de miser sur les secteurs aujourd’hui en souffrance, comme le luxe, le tourisme ou le transport, qui pourraient repartir une fois la guerre terminée.
Anticiper l’inflation
Mais ce scénario optimiste dépend de la durée des combats. Si le conflit s’enlise, l’inflation pourrait faire son grand retour en Europe, portée par les coûts de l'énergie. Dans ce cas, laisser son argent dormir sur des livrets classiques ne suffira plus. Quelques arbitrages seront à faire dans vos placements.
"Quand le taux du livret A est inférieur à l’inflation, vous perdez littéralement de l’argent. Donc il faut chercher d’autres solutions, par exemple il y a des obligations, des comptes à terme, des comptes rémunérés, qui s’adaptent à l'inflation", explique Matthias Baccino, directeur des marchés européens chez Trade Republic.
Pour sécuriser un capital sur le long terme, les experts le rappellent : la clé reste la diversification des placements. Un constat d'autant plus vrai que l'or, l'éternelle valeur refuge, déçoit depuis le début de la guerre : son cours recule et le métal jaune ne joue plus, pour l'instant, son habituel rôle de bouclier anti-crise.


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