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L'armée américaine a de nouveau frappé l'Iran, visant notamment des installations militaires. La République islamique a pour sa part ciblé les pays du Golfe alliés de Washington.
Publié le 19/07/2026 13:15
Temps de lecture : 4min
L'armée américaine dit avoir attaqué notamment des "installations militaires iraniennes de surveillance du littoral et de défense aérienne" et de "stockage de drones", le 19 juillet 2026. (CENTCOM / X)
Il s'agit de la huitième nuit consécutive de frappes américaines. Les Etats-Unis ont bombardé plusieurs sites en Iran, dans la nuit du samedi 18 juillet au dimanche 19 juillet, après une attaque iranienne qui a tué deux de leurs soldats en Jordanie.
Téhéran a une nouvelle fois riposté, notamment en ciblant des intérêts américains au Koweït voisin. Franceinfo fait le point sur ces violences.
Les Etats-Unis continuent de frapper l'Iran
L'attaque menée dans la nuit par l'armée américaine a eu lieu entre 1h30 et 7 heures (heure de Paris), dimanche, selon le Commandement de l'armée américaine pour le Moyen-Orient (Centcom). Plusieurs avions ont "frappé avec succès" des "installations militaires iraniennes de surveillance du littoral et de défense aérienne, des moyens maritimes, ainsi que des sites de stockage de missiles et de drones", détaille le Centcom. Il ajoute que les forces des Gardiens de la Révolution ont aussi été ciblées, sans donner plus de précisions.
Selon l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, "un certain nombre de projectiles" américains ont visé une centrale nucléaire "actuellement en construction" à Darkhovin, dans la province du Khouzistan, dans le sud-ouest du pays. D'après l'agence iranienne officielle Irna sur X, qui cite le gouverneur de la province, le site de Shadegan, près de la frontière avec l'Irak et le Koweït, a également subi des dégâts, mais il n'y aurait pas de victimes.
Plus au sud-est, dans le détroit d'Ormuz, l'île de Qeshm a aussi été bombardée, et la ville de Hajiabad, dans la province de Hormozgan, tandis que des explosions auraient été entendues dans la ville voisine de Bandar Abbas, un port déjà ciblé par l'armée américaine ces derniers jours, selon la même source. Dans le même secteur, les agences de presse iraniennes Mehr et Tasnim ont fait état de frappes américaines sur le port de Sirik.
Washington justifie cette nouvelle série d'attaques par son souhait de "punir" la mort de deux de ses militaires en Jordanie, vendredi. Un troisième soldat américain est toujours porté disparu. Les Etats-Unis entendent également ainsi "réduire davantage la capacité de l'Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz", selon le Centcom.
Une riposte iranienne visant des installations américaines au Koweït
Après ces nouvelles frappes américaines, un commandant de l'armée iranienne, le général Ali Abdollahi, a menacé dimanche les Etats-Unis d'"une riposte décisive et dévastatrice", selon l'agence officielle Mehr. Téhéran a annoncé dimanche avoir attaqué deux bases militaires au Koweït. Elle a "lancé des attaques de grande ampleur avec des drones suicide contre le dépôt de munitions des forces armées américaines à Camp Udairi, ainsi que contre le système radar Patriot et le radar de surveillance aérienne de la base aérienne Ali Al-Salem, au Koweït", ont écrit les médias officiels iraniens, comme l'agence Tasnim, relayant un communiqué de l'armée.
De son côté, l'armée koweïtienne a déclaré dimanche sur X que sa défense aérienne avait intercepté des missiles et drones iraniens. Peu après, le ministère de l'électricité koweïtien a annoncé dans un communiqué publié sur X qu'une centrale électrique et de dessalement d'eau, déjà attaquée samedi par Téhéran avait de nouveau été frappée. Il a précisé que les pompiers s'employaient à éteindre l'incendie sur le site.
Un peu plus tard dimanche, les sirènes d'alerte ont retenti à Bahreïn, de l'autre côté du détroit d'Ormuz. Ce pays du Golfe, qui abrite la cinquième flotte de la marine américaine, a accusé Téhéran de s'en prendre à des cibles civiles.
La situation était également confuse en Jordanie, pays allié des Etats-Unis. L'ambassade américaine à Amman a annoncé dimanche que les autorités avaient évacué l'aéroport international et le port d'Aqaba, dans le sud du pays, sur la mer Rouge, en raison "de menaces spécifiques et crédibles". "Nous recommandons vivement à tous les ressortissants américains de s'abstenir de se rendre soit à l'aéroport, soit au port", a ajouté l'ambassade dans un communiqué. Mais le porte-parole du gouvernement jordanien, Mohammed Momani, a ensuite démenti toute évacuation dans le secteur et toute menace, affirmant que le port et l'aéroport d'Aqaba fonctionnaient "normalement", selon l'agence officielle Petra.
Les forces israéliennes et jordaniennes ont néanmoins intercepté un missile iranien visant Aqaba, a déclaré l'armée israélienne à l'AFP.
Des navires arraisonnés par Téhéran dans le détroit d'Ormuz
Ce regain de tension n'est pas de nature à dénouer le blocage du détroit d'Ormuz. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé dimanche avoir stoppé plusieurs bateaux qui tentaient de franchir ce passage maritime stratégique.
"Quatre navires, agissant de manière malveillante et avec le soutien de terroristes américains, ont tenté de franchir le détroit d'Ormuz (...) en ignorant les avertissements", déclarent-ils dans un communiqué, relayé sur X par l'agence Tasnim. Ils affirment que "deux de ces navires ont eu un accident et ont été immobilisés, tandis que les deux autres ont renoncé à poursuivre leur route".


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