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DÉCRYPTAGE – L’annulation de frappes sur Beyrouth illustre la dépendance du premier ministre israélien à Washington. À quelques mois d’élections difficiles, ses adversaires comme certains alliés dénoncent une perte de souveraineté face au protecteur américain.
Benyamin Netanyahou a une nouvelle fois mesuré le prix de sa dépendance américaine. Le premier ministre israélien avait ordonné des frappes sur Dahiyé, la banlieue sud de Beyrouth, place forte du Hezbollah. Selon les premières informations, les avions israéliens étaient déjà en route lorsque Donald Trump a imposé leur rappel. Les détails de la conversation ont fuité sur le site Axios. Le langage du président américain fut fleuri. « Tu es un p… de taré », aurait-il lancé à Netanyahou, avant d’ajouter : « Sans moi, tu serais en prison. C’est moi qui sauve ton c… Tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de ça. »
L’opposition a immédiatement exploité l’épisode. Naftali Bennett a dénoncé « un gouvernement qui a perdu le contrôle de la souveraineté israélienne », quand son partenaire dans la course électorale, Yaïr Lapid a déploré qu’Israël soit devenu « État client à part entière ». « Jamais un premier ministre israélien n’a accepté docilement…


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