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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 19/10/2026 à 01h23

Une interdiction de circuler pour les jeunes âgés de moins de 18 ans, non accompagnés d’un adulte exerçant l’autorité parentale, sera en vigueur de 20H00 dimanche (00H00 lundi GMT) à 06H00 lundi matin (10H00 GMT).
Passer la publicité Passer la publicitéLe préfet de la région Guadeloupe a instauré dimanche un couvre-feu pour les mineurs dans les communes de Pointe-à-Pitre et des Abymes, après des violences urbaines en marge du mouvement contre la vie chère au cours desquelles trois policiers ont été blessés par balles.
Une interdiction de circuler pour les jeunes âgés de moins de 18 ans, non accompagnés d'un adulte exerçant l'autorité parentale, sera en vigueur de 20H00 dimanche (00H00 lundi GMT) à 06H00 lundi matin (10H00 GMT), selon un arrêté préfectoral.
Cette mesure vise «avant tout à protéger les mineurs qui pourraient se trouver sur les lieux de violences», a expliqué le préfet Thierry Devimeux dans un communiqué. Dans la nuit de samedi à dimanche, de multiples barricades enflammées ont été érigées et «plusieurs commerces et entreprises ont été vandalisés voire détruits», détaille la préfecture.
Au cours des heurts, les forces de sécurité ont essuyé des jets de projectiles et des «tirs d'armes à feu», blessant trois policiers. Les forces de l'ordre ont constaté la présence de «nombreux mineurs au sein des groupes d'émeutiers», a indiqué M. Devimeux. Le préfet a condamné «avec la plus grande fermeté ces actes de violence inacceptable», ajoutant qu'ils constituaient des délits qui «ne sauraient être confondus avec l'expression pacifique de revendications».
Cet embrasement intervient dans un climat de forte tension dans l'archipel antillais. Depuis mercredi, un collectif hétéroclite, baptisé «Nou las Palé» («Fatigués de parler» en créole), bloque des axes routiers majeurs pour dénoncer la vie chère. Des violences avaient déjà émaillé la mobilisation vendredi. Six policiers avaient été blessés et les gendarmes avaient essuyé des «jets d'acide». M. Devimeux a pour l'heure rompu les discussions avec le collectif, dont il estime ne pas reconnaître la légitimité.


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