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Par Le Figaro avec AFP
Le 29 janvier 2026 à 16h57

Les discussions entre le Danemark, le Groenland et les États-Unis sur l’avenir du territoire arctique ont débuté à Washington, dans un climat jugé «constructif» par le Danemark.
Passer la publicité Passer la publicitéLe ministre des Affaires étrangères danois Lars Lokke Rasmussen s'est dit jeudi 29 janvier un peu «plus optimiste» après le lancement de discussions techniques avec les États-Unis au sujet du Groenland, où le roi du Danemark va se rendre en février.
«Nous avons tenu hier (mercredi) à Washington la toute première réunion au niveau des hauts fonctionnaires concernant la question groenlandaise», a-t-il déclaré à des journalistes, avant le début d'une réunion des chefs de la diplomatie de l'UE à Bruxelles.
Les choses ne sont «pas réglées», mais «cela s'est bien passé, dans une atmosphère et un ton très constructifs». «Je suis légèrement plus optimiste aujourd'hui (jeudi) qu'il y a une semaine», a-t-il encore assuré.
Une des plus graves crises de l’OTAN
Ces pourparlers entre le Danemark, le Groenland et les États-Unis interviennent après que le président américain Donald Trump a renoncé à s'emparer par la force de ce territoire arctique, sous souveraineté du Danemark, pays membre de l'UE et de l'Otan. Les menaces de Donald Trump concernant le Groenland ont provoqué une des crises les plus graves de l'histoire de l'Alliance atlantique, depuis sa création en 1949.
Le dirigeant américain a toutefois indiqué avoir conclu un accord-cadre concernant le Groenland avec le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, la semaine dernière, en marge du Forum économique mondial de Davos en Suisse.
Peu de détails concrets ont filtré sur le contenu de cet accord. Le Danemark et le Groenland ont jusqu'à présent refusé tout transfert de souveraineté, affirmant que ce territoire arctique n'était pas non plus à vendre. «Je l'ai déclaré à de nombreuses reprises, nous partageons bien sûr les préoccupations de sécurité des États-Unis concernant l'Arctique et c'est une question que nous voulons résoudre en coopération étroite», a assuré M. Rasmussen.
Une solution satisfaisante pour «tout le monde»
L'envoyé spécial américain pour le Groenland, le gouverneur de la Louisiane Jeff Landry, a indiqué que les détails de l'accord-cadre «sont en cours d'élaboration, mais le cadre s'appuie sur les accords de défense conclus entre les États-Unis et le Danemark en 1941 et 1951 et renforcerait la sécurité des États-Unis, de l'OTAN et du Groenland, tout en réaffirmant les obligations de défense transatlantiques de longue date».
L'accord «élargirait la liberté opérationnelle des États-Unis, soutiendrait la création de nouvelles bases et infrastructures, faciliterait le déploiement de systèmes avancés de défense antimissile tels que le Golden Dome (projet de bouclier antimissiles, ndlr) et évincerait l'influence hostile de la Chine et de la Russie», écrit-il dans une tribune publiée par le New York Times.
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio s'est de son côté dit confiant mercredi qu'une solution satisfaisante pour «tout le monde» pourrait être trouvée sur le Groenland.
Donald Trump affirme régulièrement que le contrôle du Groenland est indispensable à la sécurité des États-Unis et accuse le Danemark et plus largement les Européens de ne pas agir pour protéger correctement ce territoire stratégique des appétits des rivaux russes et chinois.


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