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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 22/08/2026 à 15h25
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Rouvikonas avait expliqué sur les réseaux sociaux que l’objectif de son action était d’exprimer son opposition aux investissements et aux intérêts financiers israéliens en Grèce, et son soutien au peuple palestinien.
Passer la publicité Passer la publicitéSix membres présumés d'un groupe anarchiste ont été identifiés et sont recherchés par la police grecque pour avoir organisé fin juin une «patrouille antisioniste» à Thessalonique, dans le nord de la Grèce, a-t-on appris samedi de source officielle.
«Six membres de Rouvikonas ont été identifiés par les autorités policières à Thessalonique dans le cadre de l'enquête préliminaire ordonnée par le parquet», indique un communiqué de la police locale.
«Impliqués dans des délits à caractère raciste»
Rouvikonas («Rubicon» en français) est un collectif anarchiste fondé à Athènes vers 2013-2014, dans le contexte de la crise économique grecque et des mouvements contre les politiques d'austérité. Six personnes, cinq hommes et une femme âgés de 32 à 46 ans, ont été identifiées «comme impliquées dans des délits à caractère raciste» et une procédure pénale a été engagée, selon le communiqué de la police.
Dans la nuit du 27 juin, les membres de Rouvikonas avaient organisé ce qu'ils ont appelé une «patrouille antisioniste» et diffusé des vidéos et des photos de leur action sur les réseaux sociaux. Cela s'était déroulé dans le secteur de la place Mavili, dans le centre de Thessalonique, deuxième ville de Grèce, rappelle la police dans son communiqué.
«Nouveau climat de judéophobie»
Rouvikonas avait expliqué dans ses publications sur les réseaux que l'objectif de son action était d'exprimer son opposition aux investissements israéliens et à la présence d'intérêts financiers israéliens en Grèce, et son soutien au peuple palestinien. «Sous le prétexte de l'investissement et du développement de l'économie, des fonds israéliens achètent massivement des plages, des quartiers et des villages, transformant les habitants de ces régions en migrants sur leur propre terre», y affirmait le collectif.
Le parquet de Thessalonique avait alors ordonné l'ouverture d'une enquête préliminaire. Le Conseil central israélite de Grèce avait alors dénoncé «un nouveau climat de judéophobie», «menaçant non seulement les Juifs grecs mais aussi la prospérité de l'ensemble des citoyens».
Le groupe s'est fait connaître par diverses actions directes, jets de peinture, intrusions dans les ministères et occupations de locaux dénonçant, selon lui, les abus présumés de l'État, des entreprises et des puissances étrangères. Il est basé principalement dans le quartier d'Exárcheia, dans le centre d'Athènes, connu pour sa tradition militante et libertaire.
Historiquement la Grèce entretient de bonnes relations avec les pays arabes. Depuis 2010, elle a signé de nombreux accords avec l'Israël, en particulier en matière de sécurité et de défense.


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