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Goodbye June (Netflix) : Kate Winslet filme la fin de vie

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Helen Mirren et Kate Winslet dans Goodbye June sur Netflix.

Helen Mirren et Kate Winslet dans Goodbye June sur Netflix. Kimberley French/Netflix

RENCONTRE - La star de Titanic passe à la réalisation et adapte un scénario de son fils sur une matriarche accueillie dans une unité de soins palliatifs.

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Passer derrière la caméra est un défi qui a séduit de nombreux comédiens ces derniers mois : Kristen Stewart (Chronology Of Water ), Scarlett Johansson (Eleanor The Great ), Harris Dickinson (Urchin ), James McAvoy (California Schemin’). Kate Winslet a rejoint cette cohorte avec Goodbye June, mis en ligne sans grande fanfare sur Netflix, le 24 décembre. La star de Titanic ne choisit pas la facilité, avec ce récit sur fond de fin de vie se déroulant dans une unité de soins palliatifs, sorti de l’imagination de son fils, Joe Anders, 22 ans, né de sa relation avec le cinéaste d’American Beauty, Sam Mendes.

Sujet anxiogène flirtant avec le mélo, parfum de népotisme… La comédienne britannique de 50 ans est bien consciente que ce portrait d’une matriarche rongée par les métastases (Helen Mirren alitée en permanence), la June tutélaire, veillée par ses trois filles et son benjamin en conflit, peut hérisser le poil du cinéphile. Contrairement à nombre de ses consœurs et confrères, Kate Winslet n’est pas farouche avec la presse. L’actrice oscarisée a passé la période des fêtes à défendre ce film fait en famille, inspiré par la disparition de sa mère.

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« Réaliser me démangeait, mais je ne cherchais pas activement à me lancer. Joe écrit depuis son enfance. Des poèmes puis des textes. Il m’a montré une ébauche de script et j’ai été ébranlée par ses personnages, par le choix de Noël, qui est une période si intime, où les émotions et les liens sont exacerbés. Nous avons échangé beaucoup de notes pour finaliser son texte. Ce scénario lui ressemble tellement que je ne me voyais pas le confier à un réalisateur qui l’en aurait dépossédé. Il fallait rester entre nous », raconte Kate Winslet au Figaro.

« Partir un jour de soleil »

Également productrice, elle a recruté parmi ses amis pour constituer la distribution. Toni Collette joue la sœur aînée fantasque prof de yoga, Andrea Riseborough campe la benjamine qui tire toujours le diable par la queue. Kate Winslet a finalement endossé le rôle de la cadette, qui tient la famille à bout de bras. « Je redoutais de me diriger moi-même mais le temps nous était compté : Helen Mirren n’était disponible que deux semaines. J’avais très envie de tourner avec cette incroyable troupe d’adultes et d’enfants », avoue-t-elle.

La comédienne s’avère à l’aise dans la direction d’acteurs qu’elle filme en gros plan, au plus près du grain de peau. Ne cherchant pas à embellir la réalité de la fin de vie, elle opte pour une mise en scène minimaliste dans une chambre anonyme, comme l’hôpital public britannique en compte tant. Ce naturalisme, parfois académique, lisse le récit, sans pour autant le vider de sa sincérité évidente.

Malgré ces maladresses de débutant transparaît une quête d’authenticité, une forme d’hommage aux soignants qui ne peuvent que soulager les corps et les âmes, sans pouvoir les guérir. « Dans notre vie, nous affronterons tous la perte d’un être cher. Pourtant, collectivement nous ne sommes pas doués pour parler de la mort, constate Kate Winslet. Je voulais de la délicatesse et rester fidèle à ce qu’avait été ma propre expérience : cet humour décalé, ces moments étranges et drôles que l’on vit face à la tragédie. Ma mère n’avait pas peur, mais elle voulait partir un jour de soleil. Ce qu’elle a fait. »

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