Nous retrouvons Gisou van der Goot dans les couloirs de l’Université de Genève, où elle a créé son premier laboratoire de recherche en 1993, avant d’être nommée professeure à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Elle cherchait à déterminer comment les toxines bactériennes pénètrent la membrane des cellules, cette frontière entre deux espaces bien différents. Loin d’être rigide, celle-ci est à la fois le point d’entrée des pathogènes et une interface dynamique, poreuse, permettant des échanges vitaux.
Que la chercheuse ait dédié sa carrière à comprendre ce qui se passait à ce point de rencontre entre plusieurs espaces apparaît comme une évidence, alors que la scientifique – plusieurs fois récompensée pour ses travaux par des récompenses prestigieuses comme le Prix Marcel Benoist en 2009 – nous parle de ses multiples casquettes. Gisou van der Goot nous explique avec enthousiasme l’intérêt qu’elle a eu, notamment en tant que doyenne de la Faculté des sciences de la vie de l’EPFL, à être à l’interface de domaines différents, et où elle a «découvert beaucoup de choses sur les gens».


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