Baroud d’honneur ultra-violent, chant du cygne ou «convergence des luttes et des générations» qui relance un mouvement d’ampleur? Quel que soit le succès de l’appel à mobilisation ce samedi des Gilets jaunes contre «la vie chère» et le prix de l’essence, il marquera symboliquement la fin de règne d’Emmanuel Macron. Ses mandats seront passés d’un début marqué par un mouvement social porté par les Gilets jaunes en 2018 puis relayé par les jeunes et la gauche à une fin marquée par un mouvement social lancé par les jeunes et la gauche, puis potentiellement relayé et relancé par les Gilets jaunes ce samedi.
Car le mouvement des lycéens de ces dernières semaines, en décrue avec le début des vacances scolaires, a été rejoint par beaucoup d’étudiants et de défenseurs des services publics. Et il aura quoi qu’il en soit signifié par son ampleur «le crépuscule du macronisme» selon Bruno Cautrès, politologue à Sciences Po Paris. «Tout cela mis bout à bout traduit une fin de règne dans la plus grande difficulté», nous affirme le chercheur au Centre de recherches politiques (CEVIPOF). Pour lui, «la fin de mandat est percutée par de très mauvaises variables économiques, l’inflation, le chômage, les déficits publics, des crises sociales et financières latentes. Et il y a un échec de la principale promesse d’Emmanuel Macron qui était de redonner confiance aux Français.»


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