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Un ministre israélien transforme tranquillement l’extermination des Palestiniens en objectif quotidien chiffré.
Le dirigeant d’extrême droite s’exprimait dans le balado de Rom Braslavski, ancien otage israélien libéré en octobre 2025. Critiquant la baisse récente des frappes, Ben-Gvir a expliqué son désaccord avec Benjamin Netanyahou. « Je pense que des assassinats ciblés devraient être menés à Gaza, en éliminant 30 à 40 personnes chaque nuit », a-t-il déclaré, selon les propos rapportés par Associated Press.
« Ils ne sont même pas humains »
Le ministre n’a pas limité son projet aux personnes présentant une menace immédiate. « Il y a là-bas des gens qui ne méritent pas de vivre. Ils ne devraient pas vivre. Ils ne sont même pas humains », a-t-il ajouté. La déshumanisation est totale et, cette fois, nul besoin d’interpréter une formule ambiguë : le ministre parle bien d’individus à tuer quotidiennement.
Ben-Gvir ne commande pas l’armée israélienne, mais il siège au cabinet de sécurité et dirige la police ainsi que le système pénitentiaire. Il appartient aussi à la coalition de Benjamin Netanyahou. Ses paroles ne viennent donc pas d’un commentateur isolé : elles sont prononcées par un membre du gouvernement chargé d’une partie de l’appareil répressif israélien.
Tuer, expulser, coloniser
Le programme ne s’arrête pas aux assassinats nocturnes. Ben-Gvir a de nouveau défendu l’expulsion massive des Palestiniens et le retour de colonies israéliennes dans toute la bande de Gaza. Ceux qu’il qualifie de « terroristes » seraient tués ; les autres seraient poussés au départ. Voilà l’horizon politique proposé : un territoire vidé de sa population, puis recolonisé.
Durant l’entretien, Rom Braslavski a également demandé à pouvoir exécuter lui-même des Palestiniens condamnés à mort. Réponse enthousiaste du ministre : « Je remuerai ciel et terre et je vous promets de tout faire pour que cela arrive. C’est l’un de mes plus grands rêves de vous voir là-bas. » La peine capitale transformée en cadeau personnel : même la vengeance d’État peut désormais prendre des airs de récompense.
Une intention génocidaire exprimée sans fard
Ces déclarations arrivent après des années de bombardements, de déplacements forcés, de privations et de destruction des infrastructures civiles de Gaza. Dans son rapport consacré au génocide contre les Palestiniens, Amnesty International avait déjà étudié les propos de responsables israéliens pour établir l’intention accompagnant les actes commis dans l’enclave.
Ben-Gvir fournit désormais une nouvelle pièce particulièrement explicite : des Palestiniens désignés comme indignes de vivre, un nombre de morts fixé chaque soir, l’expulsion du reste de la population et la colonisation du territoire. Israël conteste l’accusation de génocide et affirme respecter le droit international. Son ministre, lui, semble avoir abandonné le service de communication.


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