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Publié le 27/01/2026 12:00
Temps de lecture : 3min - vidéo : 3min
Au Proche-Orient, à Gaza-ville, la vie reprend son cours dans des conditions extrêmement difficiles. Ils sont des milliers à vivre dans les ruines. Le danger est partout à cause de la présence de nombreux explosifs et de déchets particulièrement toxiques.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Dans le centre de Gaza ville, dans la bande de Gaza (Proche-Orient), se trouve une immense décharge à ciel ouvert. Tous les jours, des camions déposent des tonnes d'ordures sur des montagnes de détritus qui n'ont jamais encore été triés depuis la fin de la guerre il y a quatre mois. Certains Gazaouis qui ont tout perdu s'y rendent et cherchent quelque chose pour reconstruire leur vie. À côté de la décharge, quelques tentes pour des déplacés qui n'ont pas encore trouvé meilleur endroit où aller.
"Moi et ma famille, on préfère vivre à côté des ordures plutôt qu'aller ailleurs dans la ville, confie Abou Mourad, un Palestinien déplacé. On se sent plus en sécurité ici, mais les nuits sont difficiles parce que les insectes prolifèrent."
Au cœur de ces champs de ruines, on aperçoit des silhouettes et des vêtements suspendus qui appartiennent à des Gazaouis qui ont trouvé refuge dans les décombres des immeubles. L'endroit est dangereux car de nombreux fragments de bombes se cachent encore sous la terre.
"On s'est installés sur un endroit qui a été particulièrement bombardé par l'armée israélienne, explique Maher, un Palestinien déplacé. Il faut faire très attention quand on se déplace. On n'a aucun moyen pour nettoyer la zone. On doit le faire nous-même. Personne ne nous aide."
Pour de nombreuses familles revenues à Gaza après la fin des combats, il s'agit de survivre au milieu des ruines. C'est le cas de Zakia Al-Feri, une Palestinienne déplacée qui a trois enfants. Chaque jour, elle doit aller loin pour trouver de la nourriture et de l'eau potable.
"La vie quotidienne est vraiment très compliquée, surtout en période hivernale. Il fait froid, je n'ai pas revu mon mari depuis la fin de la guerre. J'espère qu'il est toujours en vie et qu'on sera relogé un jour par les autorités", déclare-t-elle.
Après deux années de guerre, la reconstruction n'a pas encore commencé à Gaza ville. Il faudra commencer par déblayer ces champs de ruines, mais le temps presse. Les autorités craignent l'apparition prochaine d'épidémie si les déchets continuent à s'accumuler ainsi.
"Notre ville souffre déjà d'une grave crise humanitaire, sanitaire et environnementale. Plus de 350 000 tonnes de déchets n'ont toujours pas été évacués. C'est une bombe à retardement pour les habitants de Gaza ville", alerte Hosni Mouhanna, porte-parole de la municipalité de Gaza.
Devant le point de passage de Rafah, côté égyptien, des dizaines de camions chargés d'aide et de matériaux de reconstruction attendent le feu vert israélien pour traverser la frontière. Israël a accepté sa réouverture après la restitution du corps du dernier otage à Gaza.


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