NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
1 600 milliards de francs CFA de bénéfices en huit ans, pour un bateau que le Cameroun n’a jamais possédé. C’est le chiffre lâché par Valère Bessala sur Info TV, à propos du Hilli Episeyo, ce navire flottant qui liquéfiait le gaz camerounais au large de Kribi. Il s’apprête désormais à partir pour l’Argentine, dans le cadre d’un contrat de 20 ans.
Un bateau loué depuis 2018, jamais acheté
Le Hilli Episeyo opère au large de Kribi depuis 2018, soit environ huit années de location ininterrompue. Sa mission : transformer le gaz camerounais en GNL pour l’exportation, et en GPL pour la consommation domestique.
Selon les calculs présentés par Valère Bessala dans l’émission Libre Expression, construire un tel navire aurait coûté environ 5 millions de dollars, soit près de 2,865 milliards de francs CFA. Le Cameroun a préféré la location, pendant huit ans, plutôt que d’investir dans sa propre infrastructure de liquéfaction. Et sur cette période, l’opérateur du navire aurait engrangé un bénéfice cumulé avoisinant les 1 600 milliards de francs CFA, en s’appuyant sur des résultats trimestriels d’environ 40 millions de dollars annoncés pour le premier trimestre.
La question des rétrocommissions, elle, reste entière
« Imaginez toutes les rétrocommissions derrière cette affaire-là », a lancé Valère Bessala, sans détour, sur le plateau d’Info TV. C’est le genre de phrase qu’un confrère lance à voix haute en salle de rédaction, entre deux dossiers sur la dette publique.
Le raisonnement pose question. Le pays s’endette, dit-on, pour investir. Mais un actif qui rapporte visiblement autant à son propriétaire étranger aurait pu, sur le papier, être financé par emprunt et rester propriété de la Société Nationale des Hydrocarbures. Rien ne confirme à ce stade les montants exacts avancés par l’invité d’Info TV, ni les termes véritables du contrat liant le Cameroun à l’exploitant du navire.
Difficile de ne pas y voir un symptôme d’une gestion des ressources gazières qui interroge, au moment même où le pays continue de s’endetter.
![]()
Laurent Diby
Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais. Email: [email protected]


1 week_ago
8



























.jpg)






French (CA)