NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La fusion qui devait s'officialiser le 28 mars entre le Groupement forestier Métis-Neigette et le Groupement forestier de Témiscouata tombe à l'eau. Des différends sur la gouvernance et la vision stratégique expliquent cette décision prise par le conseil d'administration du Groupement forestier Métis-Neigette.
Le président du Groupement forestier Métis-Neigette, Pierre Sirois, motive aussi cette décision par le fait que leurs modèles d'affaires respectifs contrastent et sont donc difficiles à concilier.
C'est une décision qui a été mûrement réfléchie, soutient M. Sirois.
Il explique par exemple que la gestion des usines de sciage se distingue d'un groupement forestier à l'autre.
Le Groupement forestier de Témiscouata fait affaire avec des partenaires privés pour la gestion des usines, alors que le Groupement forestier Métis-Neigette gère presque entièrement ses installations, en partenariat avec la Serre des Basques.
Il y a des divergences importantes en matière de gouvernance qui sont apparues au fil de nos échanges [et] qui sont difficiles à réconcilier.
Il se dit peiné que ce processus ne se solde pas par une fusion, mais il estime que l'arrêt des pourparlers était la bonne décision à prendre.
Au début, on avait bon espoir de réussir notre projet de fusion, mais au fil des événements, différentes difficultés sont apparues, qui rendaient le projet de fusion beaucoup plus difficile, explique Pierre Sirois.
Le regroupement qui serait né de cette fusion avortée serait devenu le plus imposant au Québec.
M. Sirois rappelle que l'avantage de se regrouper aurait été de devenir plus attrayant pour le recrutement du personnel.
Ça aurait aussi donné un meilleur pouvoir de négociation dans la mise en marché du bois qu'on récolte, poursuit le président du groupement en ajoutant que les inconvénients auraient toutefois surpassé ces avantages, selon le conseil d'administration.

Les groupements forestiers Métis-Neigette et de Témiscouata travaillaient depuis environ trois ans sur ce projet de fusion. Sur cette photo, Pierre Sirois, Joël Guimond, Francis Albert et Benoit Dumont avaient salué, à l'époque, la décision de leurs membres d'entamer le travail de fusion. (Photo d'archives)
Photo : Anne-Marie Dionne
De son côté, le Groupement forestier de Témiscouata déplore, par voie de communiqué, l'échec des efforts pour fusionner les deux entreprises.
En entrevue à l'émission Info-réveil vendredi matin, le directeur général de ce groupement, Francis Albert, a paru étonné par ce revirement de situation de la part de ses collègues du Groupement forestier Métis-Neigette.
Tout le long du parcours, ç'a très très bien été, a-t-il décrit.
Il reconnaît toutefois que des mésententes sur la gouvernance et la stratégie d'affaires, entre autres au sujet des usines de sciage, gérées différemment, ont commencé à faire surface au fil des échanges.
Francis Albert estime, contrairement à ce qu'avance le Groupement forestier Métis-Neigette, que les deux groupes avaient tout à gagner à s'allier.
Selon lui, la fusion aurait permis au nouveau groupement de multiplier ses chances de remporter des appels d'offres en terres publiques, plutôt que de se faire concurrence, et d'attirer des travailleurs spécialisés.
On aurait eu plus à gagner [en s'alliant].
Francis Albert espère que les deux groupements continueront à mener des batailles communes, aux côtés l'un de l'autre.
Ça n'empêche pas, pour nous, le développement de nos organisations. Ça ne nous empêche pas d'avoir encore des partenariats. On va défendre les budgets d'aménagement, la certification forestière. On va travailler ensemble, a-t-il conclu.
Pierre Sirois, du Groupement Métis-Neigette, abonde dans ce sens et dit espérer que leur collaboration perdure.
Si la fusion s'était concrétisée, elle aurait mené au regroupement de plus de 2600 propriétaires de forêts privées, de plus de 400 employés et de six usines de transformation.
Le regroupement aurait eu un chiffre d'affaires annuel estimé à environ 140 millions de dollars en incluant les filiales.


4 month_ago
41



























.jpg)






French (CA)