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Le gouvernement du Nouveau-Brunswick lance une stratégie en matière d’activité physique visant à faire bouger la population.
L’initiative a pour objectifs d’encourager les gens à bouger, de réduire les comportements sédentaires et de favoriser la santé et la qualité de vie dans toute la province.
L’activité physique ne se limite pas aux sports organisés et aux activités récréatives; elle englobe aussi les petits moments de bonheur qui ont des retombées concrètes : une promenade matinale, un peu de jardinage, des étirements rapides au bureau ou même des pas de danse dans la cuisine, a déclaré la ministre du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture, Isabelle Thériault.
Lors du dévoilement de la stratégie à Grand-Sault, la ministre Thériault a rappelé que les soins de santé subissent les impacts de la sédentarité de la population. Au Nouveau-Brunswick, on a 82 millions par an de dépenses liées aux soins de santé qui pourraient être évitables si les gens faisaient de l’activité physique, a-t-elle déclaré.

La ministre du Tourisme, de la Culture et du Patrimoine, Isabelle Thériault, encourage les gens à être actifs. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
La stratégie et le plan d’action – intitulés Soyons actifs Nouveau-Brunswick! – ont été élaborés en collaboration avec divers partenaires, y compris des organismes du domaine de la santé, des organismes communautaires, des éducateurs, des chercheurs, les gouvernements locaux ainsi que les communautés des Premières Nations.
Faire de l’activité physique sur une base régulière peut réduire le stress, améliorer l’humeur et aider les gens à tisser des liens, a affirmé le ministre de la Justice, Robert McKee, qui est également ministre responsable des Services de santé mentale et de traitement des dépendances.
La stratégie et le plan d'action s'appuient sur des partenariats en cours avec différents organismes communautaires. Les commissions de services régionaux développent chacune leur propre plan de sensibilisation à l'activité physique grâce à un investissement déjà annoncé de 750 000 $.
La stratégie vise à encourager les gens à bouger et à développer leur littératie physique, c’est-à-dire à acquérir les compétences, la confiance et la motivation nécessaires pour être actifs.
Le Nouveau-Brunswick, 9e en matière de sédentarité au Canada
Selon Statistique Canada, un peu plus du tiers des jeunes du Nouveau-Brunswick pratiquent chaque jour une activité physique modérée ou vigoureuse pendant les 60 minutes recommandées, et environ la moitié des adultes atteignent les 150 minutes hebdomadaires minimales recommandées.
Le Nouveau-Brunswick se situe au neuvième rang au Canada et en dessous des moyennes nationales.
L'idéal, c’est que tous les jeunes fassent 60 minutes d’activité par jour, et les adultes, 150 minutes d’activité par semaine.
Un bon premier pas, selon les intervenants
Gérald Arseneault est président du conseil d'administration de Communautés et loisir Nouveau-Brunswick.

Gérald Arseneault, président du conseil d'administration de Communautés et loisir Nouveau-Brunswick, salue la publication de cette stratégie en matière d'activité physique.
Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard
Il salue l’arrivée de ces deux documents en avouant qu’il était surprenant que la province n’ait pas de vision en matière d’activité physique.
Mes anciens confrères de travail en éducation physique travaillent tous les jours à promouvoir l’activité physique. Il faut donner le goût aux jeunes à plusieurs différentes choses pour trouver celles qu’ils aiment. Il faut leur montrer à quel point c’est important.
Grant Handrigan est professeur en kinésiologie et éducation physique ainsi que directeur du Centre de recherche en kinésiologie, loisir et vie saine à l’Université de Moncton.
Il applaudit les efforts visant à encourager la population à bouger.
Il croit cependant que le plan manque de ressources pour appuyer ses objectifs. Il donne en exemple le transport actif. Ça prend des infrastructures qui sont sécuritaires. C’est clair que si les gens ne sont pas à l’aise de pratiquer des activités physiques pour aller au travail ou pour le loisir, c’est clair qu’ils ne le feront pas.
Le chercheur croit qu’il s’agit d’un bon plan d’action, mais souligne la complexité du problème de sédentarité des Néo-Brunswickois qui prend ses origines dans des facteurs socio-économiques. Il doute de l'efficacité d'une campagne de sensibilisation, selon ce qu'envisage de faire le gouvernement provincial et les commissions de services régionaux.
Je n’ai pas de statistiques à l’appui, mais je me demande à chaque Halloween si c’est la journée où les jeunes au Nouveau-Brunswick sont le plus actifs, collectivement. Sortez dans un quartier, vous allez voir qu’il y a des gens qui marchent partout. Et c’est quelque chose qu’on voit très peu autre que cette journée-là. Il faut trouver une façon de motiver les individus à bouger et j’ai des doutes que ça pourrait passer par des campagnes de publicité.
Le chercheur croit aussi que les mesures pour évaluer la portée du plan sont trop générales. Il faut, selon lui, préciser les indicateurs afin d’être plus transparent.
Avec des informations d'Allyson Dubé et de L'heure de pointe


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