NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
13,7 milliards de francs CFA. C’est le montant que le Cameroun a réussi à récupérer grâce à l’échange de renseignements fiscaux, sur les deux dernières années. La lutte contre la fraude et l’évasion fiscales s’intensifie, portée par une stratégie de coopération internationale qui commence à porter ses fruits, selon le dernier rapport sur la Transparence fiscale en Afrique publié le 30 juin.
Une administration mieux outillée, des chiffres qui parlent
Depuis son adhésion au forum mondial en 2012, le Cameroun a mis un peu plus d’un an à formuler sa première demande de renseignements. Un délai qui a fondu depuis. Rien que sur les trois dernières années, le pays a envoyé 279 demandes de renseignements, permettant à l’administration fiscale d’obtenir des informations précieuses sur les pratiques d’évasion fiscale.
Le chiffre fait mal quand on le compare à ce qu’il représente en pertes cumulées pour l’État. Vingt et un pays ont reçu des demandes du Cameroun, dont onze au cours de la seule année écoulée. Une administration qui apprend à jouer collectif, à l’échelle internationale, pour traquer ce qui lui échappe à l’intérieur de ses propres frontières.
Des techniques de fraude bien rodées
Dissimulation de recettes, ventes sans facture, factures d’achat fictives, rétention de la TVA. La Direction Générale des Impôts a listé plusieurs méthodes utilisées pour échapper à l’impôt, parfois par sous-évaluation volontaire du chiffre d’affaires, parfois par falsification pure et simple des documents comptables.
« L’autre couloir de fraude réside dans les ventes sans facture », explique Lionel Bologo, promoteur d’un cabinet d’assistance en comptabilité et fiscalité. Il évoque aussi la manipulation comptable via la double comptabilité, une version officielle minorée pour le fisc, et une autre, secrète, qui reflète la réalité des affaires.
Difficile de ne pas y voir un système bien installé, presque institutionnalisé dans certains secteurs. La question, désormais, c’est de savoir si les 13,7 milliards récupérés suffisent face à l’ampleur réelle du manque à gagner.
![]()
Laurent Diby
Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais. Email: [email protected]


1 week_ago
6

:fill(blur)/2026/07/21/6a5f67610e948773867145.png)

























.jpg)






French (CA)