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Macron et l’UE : le grand cirque du Mercosur, ou comment vendre les agriculteurs français pour un selfie avec Lula
Publié le 23.12.2025 à 11h12 – Par Clara Lefevre – Temps de lecture 5mn
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Un spectacle édifiant ! Emmanuel Macron, ce champion incontesté du double discours et de l’enfumage politique, nous offre une fois de plus une performance digne d’un mauvais vaudeville bruxellois. D’un côté, il ânonne devant les caméras françaises qu’il « défendra bec et ongles » nos pauvres agriculteurs contre l’accord UE-Mercosur, ce monstre libre-échangiste qui va inonder nos marchés de bœuf brésilien dopé aux hormones et de soja déforesté. De l’autre, il laisse tranquillement Ursula von der Leyen, cette impératrice autoproclamée de l’Empire européen, avancer ses pions pour imposer ce traité suicidal.
Et tout ça, avec le sourire carnassier de Lula qui, en juin 2025, sur LCI, confirmait joyeusement : « L’accord sera signé avec l’UE, pas avec les États individuels. » Traduction : la France ? Une simple province récalcitrante qu’on contourne allègrement.
Pauvres naïfs qui croyaient encore à l’unanimité dans cette belle « Union » ! Comme l’a si bien rappelé Lula, von der Leyen a tous les pouvoirs pour parapher ce machin, même si les peuples et les pays hurlent. Et Macron ? Ce grand résistant de salon prépare sa communication depuis 2019 pour s’exonérer de toute responsabilité. Revirement ? Non, juste un classique tour de passe-passe : d’abord « plutôt positif » en novembre 2025 au Brésil (pour faire plaisir à son « ami » Lula), puis soudain « ferme opposition » quand les tracteurs bloquent les routes. Quel courage ! Quel sens du timing ! On dirait un acteur raté qui improvise son texte en voyant la salle se vider.





Mais soyons honnêtes, la blague est connue depuis longtemps : le commerce extérieur est une compétence exclusive de l’UE. La France ne peut pas dire non toute seule. Pour bloquer ce suicide agricole, il faudrait une minorité de blocage – au moins quatre pays représentant 35 % de la population européenne. Et devinez quoi ? L’Allemagne, avec son industrie automobile assoiffée de marchés sud-américains, ne lèvera pas le petit doigt. Les autres ? L’Espagne et les Scandinaves poussent pour signer. Résultat : Macron savait dès le départ qu’il ne pouvait rien faire. Ses cris d’orfraie n’étaient que du théâtre pour endormir les agriculteurs, ces braves gueux qui manifestent encore en pensant que leur président les défend.
Et les syndicats agricoles, dans tout ça ? Ils ont gobé l’enfumage pendant des années, ignorant joyeusement ce point de droit européen pourtant gravé dans le marbre des traités. De là à dire qu’ils ont été roulés dans la farine (bio, bien sûr) par leurs propres leaders… On n’ose à peine y penser. Quelle complicité touchante !
Plus largement, voilà la fin de toute illusion nationale : plus de politique intérieure souveraine depuis des lustres. Comme l’avait si candidement avoué Viviane Reding il y a dix ans : nos parlementaires n’ont plus que le pouvoir de choisir la couleur du linceul français. L’UE décide de tout – monnaie, concurrence, commerce et les États exécutent. Macron, fidèle valet, joue le jeu à la perfection : il voulait cet accord, il s’en moque éperdument des agriculteurs ruinés, tant que Volkswagen et les grands exportateurs européens se gavent.
Heureusement, en cette fin décembre 2025, un petit sursis : grâce aux réticences de l’Italie (merci Meloni, qui a soudain découvert les joies du protectionnisme), de la Pologne et de la Hongrie, von der Leyen a dû reporter la signature à mi-janvier 2026. Un report ? Allons, soyons cyniques : c’est juste un recul tactique pour mieux sauter. Le temps de calmer les tracteurs, de promettre des « clauses miroirs » bidons (qui n’engagent que ceux qui y croient), et hop, l’accord passera à la majorité qualifiée.
Brésil : Le Mercosur se réunit au Brésil après le report demandé par l’Union européenne pour la signature de l’accord commercialConclusion, chers amis : tant que la France reste enchaînée à cet Empire bruxellois décadent, nos « politiciens » Macron en tête n’auront que des miettes de pouvoir. La seule issue ? Le Frexit, pour reprendre notre souveraineté, notre démocratie et notre destin. Sinon, préparez-vous à importer du bœuf brésilien en admirant Macron poser pour la photo victorieuse avec Lula et von der Leyen. Pathétique, non ?
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