NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Il y a cinq ans, en France, l'Assemblée nationale adoptait définitivement une loi relative à la bioéthique. Un texte qui a consacré plusieurs avancées sociétales majeures, dont l'ouverture à la procréation médicalement assistée aux femmes seules et aux couples de femmes. Il a permis par la même occasion la reconnaissance de la deuxième mère comme parent à part entière dès la naissance. Depuis 2021, la demande de PMA en France a été multipliée par huit et plus de 12 000 femmes seules ou en couple lesbien en ont déjà bénéficié. Un grand pas pour les femmes concernées, même si les délais d'accès à ce dispositif restent conséquents.
Assise sur les genoux de sa maman, Romane, six mois, gazouille, ravie. Aurore est gaga, ça fait longtemps qu'elle attendait d'avoir ce bébé : « Je ne croyais pas trop à l'arrivée du Prince charmant pour fonder une famille. Du coup je me suis dit que si j'avais envie d'un enfant, je pouvais très bien lancer la démarche toute seule », raconte Aurore.
Pour avoir sa fille, Aurore a eu recours à la procréation médicalement assistée (PMA). Cinq ans plus tôt, elle n'aurait pas pu entamer cette procédure sans conjoint. Elle est considérée comme « mère isolée » ou « maman solo », un très mauvais surnom pour la trentenaire qui se sent plus qu'entourée.
Aurore considère qu'elle n'éduque pas seule sa fille : « Pour moi, l'idée, ce n’est pas d'élever ma fille seule, c'est d'élever ma fille en communauté avec mes amis, avec ma famille. Je prends plein de conseils de mes amis et c'est hyper précieux parce qu'on a l'avis de plein de personnes différentes. Avec une amie très proche, on parle beaucoup d'éducation positive, de comment on élève nos enfants et je me rends compte qu'elle me parle d'exemples concrets qui se passent avec sa fille et on en discute en mode "Bah, comment tu as réagi ?" Je demanderai bien sûr aussi conseil à ma mère, à d'autres amis qui ont des enfants pour aussi gérer la situation ».
La loi bioéthique de 2021 ne portait pas que sur la PMA. Elle comportait aussi une clause qui ne sert pas à Aurore mais a bien aidé Jeanne, sa compagne, lorsqu'elles ont eu leur enfant. « La loi bioéthique était très symbolique, mais elle était aussi pratique. On a pu faire une reconnaissance anticipée de parentalité chez le notaire, explique Jeanne. Donc, éviter les un an de délai de vide où le parent n'est pas parent officiellement puisqu'il faut adopter au bout d'un an l'enfant, et moi j'étais maman dès que mon enfant est né, j'étais maman de cette petite fille. »
Leur petite fille a quatre ans, c'est un des premiers bébés français à avoir officiellement eu deux mères dès sa naissance. Jeanne décrit comment s'est passée la reconnaissance : « À l'hôpital, les dossiers étaient prêts, on a été les premières mamans dans la maternité à qui on a dit : "On est prêts, vous êtes nos premières, on va vous déclarer mamans toutes les deux. Comment s'appelle la petite fille ?" On a rempli nos cases, elles étaient prêtes ces cases. À la mairie, c’était pareil, on nous a clairement dit : "Bougez pas, je vais quand même vérifier avec la direction, mais on est prêts pour ce genre de couples." J'ai reconnu ma fille à la mairie et c'est comme si on était accueillies enfin administrativement et légalement. »
Des délais allant jusqu'à cinq ans d'attente
Le docteur Cohen est gynécologue depuis 2019, il était prêt lui aussi en 2021 : « On a enfin pu s'occuper des couples de femmes et des femmes seules. Moi, dans ma pratique en tout cas, j'ai eu plus de femmes seules qui ont bénéficié du don de sperme en France que de couples de femmes. J'ai eu des couples de femmes bien sûr, mais elles avaient toutes choisi, malgré la loi française, de faire leur suivi à l'étranger, au Danemark, en Espagne, en Belgique, pour des questions de rapidité. »
Quand en France les délais d'attente peuvent aller de quelques mois à cinq ans, à l'étranger il ne suffit parfois que de 4 à 8 semaines. Surtout qu'en France les dons de gamètes se font par région et certaines sont moins bien loties que d'autres. Arya et sa compagne sont passées par un parcours illégal, elles habitent à côté de Marseille en Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) : « Nous, on habite en Paca, c'est une région où il y a beaucoup de demandes et beaucoup, beaucoup d'attente. En général, il y a un an et demi d'attente, voire deux, jusqu'au premier essai. Et on te dit que t'en as pour deux ou trois essais pour que ça marche. Ce n’était pas possible pour nous. »
Mais partir dans d'autres pays ou recourir à des parcours illégaux coûte cher. La PMA française est, elle, complètement remboursée par la sécurité sociale.


1 week_ago
64



























.jpg)






French (CA)