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Le leader du championnat a remporté la grande première sur le «Madring», dans la capitale espagnole ce dimanche, où il a devancé Max Verstappen et Lando Norris.
Il aura attendu la toute fin de course, patiemment malgré la fougue naturelle de sa jeunesse, mais Kimi Antonelli a fini par s’imposer, ce dimanche, à l’occasion du Grand Prix de Madrid. Une victoire qui ne lui ressemble pas forcément, lui l’insatiable et inévitable leader du championnat du monde, habitué aux coups de force et aux démonstrations avec sa Mercedes supersonique. Mais cette fois, pour la grande première sur le redouté «Madring», l’Italien a hérité, presque sans combattre, des commandes à dix tours de l’arrivée. Il n’y avait plus qu’à filer.
«C’est un sentiment différent, c’était une course difficile et c’est toujours bon de gagner même si aujourd’hui, c’est Lando (Norris) qui aurait dû gagner», a commenté le jeune italien après son huitième succès de la saison, mais une émotion forcément moins forte une semaine après «sa plus belle victoire en carrière» chez lui à Monza. Une joie cette fois contenue, même si toutes les victoires se valent à l’heure de faire les comptes à l’arrivée, et ce 8e succès aura le mérite d’accroître un peu plus le gouffre avec son coéquipier George Russell. Car 8 victoires, c’est une de plus en carrière que le Britannique, 5e en Espagne, et désormais relégué à 81 points au championnat du monde.
Un constat implacable et un ascendant désormais clair pour le pilote de 20 ans, qui refuse toutefois de voir plus loin. «Je n’ai pas trop envie de penser au championnat, je veux juste continuer à attaquer et aller chercher des victoires», assure-t-il, après s’être presque excusé de gagner ce dimanche à Madrid.
«Norris aurait dû gagner»
Si c’est «Lando (Norris) qui aurait dû gagner», c’est que le Britannique a été victime du timing de l’entrée de la voiture de sécurité virtuelle (VSC) d’entrée de jeu (abandon précoce de Lewis Hamilton), où nombre de prétendants ont pu passer par le puits pour chausser des gommes dures et aller au bout, sans que le champion du monde en titre ne bénéficie de sa fenêtre de tir. Condamné à s’arrêter plus tard, le pilote McLaren avait perdu tout espoir malgré lui, au lendemain de sa pole supersonique après «l’un de (ses) meilleurs tours en carrière». «La victoire nous était promise mais ce sont les circonstances, a convenu, beau joueur, le Britannique. Hier, je sors un tour phénoménal et aujourd’hui je faisais ma course parfaite devant, simplement la chance n’était pas de notre côté ce dimanche.»
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Revenu comme une balle dans le dernier tiers de la course, le Britannique n’aura pas réussi à sauter un Max Verstappen qui continue de faire des miracles avec une Red Bull toujours en retrait. Au pied du podium, Charles Leclerc (Ferrari) ne nourrira pas de regrets, tant son long relais en tête était voué à l’échec, condamné à s’arrêter avant la fin et donc à oublier une éventuelle deuxième victoire cette saison.
Abandon précoce d’Hamilton puis course soporifique
Jusqu’au bout, le Monégasque aura «espéré» une voiture de sécurité pour un incident sur ce tracé unique du «Madring», «l’anneau fou» qui a déjà fait sa réputation de «massacreur de caisses», mais c’est bien la soporifique procession attendue qui aura eu lieu, ainsi que le redoutaient les experts et le très chaud public au rendez-vous dans la capitale espagnole. Si le spectacle était assuré en «qualifs», le dimanche a comme prévu accouché d’une souris.
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A l’arrivée, c’est un nouveau week-end compliqué pour la Scuderia Ferrari, avec cette arrivée hors du podium conjuguée au premier abandon de la saison d’Hamilton, qui recule un peu plus au classement des pilotes, à plus de 100 points d’Antonelli. Vainqueur de plus de la moitié des courses de la saison (8 sur 14), l’Italien refuse toujours de voir plus loin, mais à force de dépoussiérer de l’histoire ou de l’écrire, comme ce dimanche à Madrid, il s’impose un peu plus chaque week-end comme une évidence.


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