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COMPTE RENDU D’AUDIENCE - À l’audience de mardi, l’ancien chef de l’État a pour la première fois parlé de « faute » commise par ses collaborateurs de l’époque.
« C’est là qu’est la faute. » Mardi à 15 h 45, Nicolas Sarkozy a prononcé un mot qui n’avait jamais, à ce jour, franchi la barrière de ses lèvres dans l’affaire dite du « financement libyen ». Les « fautifs » ? Brice Hortefeux et Claude Guéant. La nature de la faute : « Leurs relations avec Ziad Takieddine », l’intermédiaire douteux aujourd’hui décédé.
Nicolas Sarkozy évolue sur une ligne de crête étroite dans ce procès à l’enjeu considérable. Sa stratégie demeurait énigmatique. La voici qui commence à se dévoiler au premier des trois jours (minimum) consacrés à son audition. Elle consiste en un exercice de distanciation d’avec Claude Guéant - souvent désigné comme « Guéant » ou à la rigueur « M. Guéant » -, directeur de cabinet à l’Intérieur au moment des faits, et Brice Hortefeux - « Brice » -, alors ministre délégué aux Collectivités locales.
Les curieuses rencontres à Tripoli, en septembre et décembre 2005, entre les deux proches du futur chef…


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