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Alors que le Fonds pour le transport en commun du Canada (FTCC) entre en vigueur mercredi, le gouvernement de la CAQ essuie de nombreuses critiques pour sa lenteur à signer une entente avec Ottawa.
Le libéral Monsef Derraji lance même un ultimatum au gouvernement Legault. Selon lui, le temps presse alors que le deuxième mandat de la Coalition avenir Québec (CAQ) prendra fin cet automne.
On le sait, c'est la fin de régime. Il faut absolument que l'entente arrive avant la Saint-Jean-Baptiste, réclame le porte-parole libéral en matière de transports. Il critique au passage le bilan de la CAQ dans ce domaine.

Monsef Derraji est porte-parole du Parti libéral du Québec en matière de transports et de mobilité durable. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
L'argent existe à Ottawa. Ils ont saboté le tramway à Gatineau, on ne parle plus du REM de l'est, le métro de Montréal craque de partout. Vous avez vu ce qu'ils ont fait à Québec depuis 2018 avec le tramway.
Sans entente, le Québec est pour l’instant la seule province canadienne à ne pas avoir accès au FTCC de 25 milliards de dollars sur 10 ans. Le Parti québécois (PQ) y voit l’échec de la troisième voie qu’est censée représenter la CAQ.

Joël Arseneau est porte-parole du Parti québécois en matière de transports et de mobilité durable. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Le gouvernement de la CAQ est incapable d'aller chercher les fonds […] alors qu'à Vancouver, les chantiers sont déjà en marche, dénonce Joël Arseneau, porte-parole du PQ en matière de transports.
Une entente sans condition
Notre argent est à Ottawa et dort là!, a tonné le député solidaire de Taschereau, Etienne Grandmont, lors de la période des questions à l'Assemblée nationale.
Peu impressionné, le ministre des Transports et de la Mobilité durable, Jonatan Julien, a répliqué qu’il n’avait pas l’intention de faire de l’aplaventrisme face aux conditions que voudrait imposer Ottawa pour le transfert des fonds.

Jonatan Julien est ministre des Transports et de la Mobilité durable. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Notre gouvernement n'a pas l'intention d'accepter des conditions qui mettraient à mal nos engagements et nos priorités comme gouvernement ici au Québec. C'est hors de question, mais les négociations vont très bien.
Jonatan Julien souligne que le Québec, malgré des négociations parfois assez longues, est toujours parvenu à obtenir les sommes en provenance des fonds fédéraux. On va les obtenir, martèle-t-il au sujet des 5,5 milliards de dollars que le Québec devrait pouvoir toucher sur 10 ans.
Le cabinet du ministre fédéral du Logement et de l’Infrastructure, Greg Robertson, n’a pas souhaité commenter les négociations en cours.
De l’eau dans son vin
À l’hôtel de ville de Québec, la mairesse suppléante invite les deux gouvernements supérieurs à faire des concessions pour que les négociations aboutissent.
Il faut que tout le monde mette de l'eau dans son vin. On a besoin de cet argent-là et on en a besoin maintenant, avance Catherine Vallières-Roland.

Catherine Vallières-Roland est mairesse suppléante et conseillère municipale de Montcalm–Saint-Sacrement. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Comme d’autres, elle craint que la campagne électorale à venir cet automne repousse une éventuelle entente de plusieurs mois. À compter de l'été, on va s'occuper seulement des affaires courantes. Les partis vont se préparer à aller en campagne, commente-t-elle, alors que les électeurs seront appelés aux urnes le 5 octobre.
Plusieurs grandes centrales syndicales ont aussi dénoncé la lenteur des négociations puisque le FTCC, annoncé en 2024, sera accessible à partir de mercredi. La FTQ, la CSN et le SCFP estiment tous que le Québec se trouve privé de milliards de dollars qui pourraient améliorer la mobilité partout dans la province.


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