Après des mois de débat et de vote à l'Assemblée nationale et au Sénat, le vote solennel sur la fin de vie aura lieu ce mercredi. Mais alors qu'Emmanuel Macron voulait un texte consensuel, il n'en est finalement rien.
Emmanuel Macron avait prévu un grand débat et un texte consensuel, il n'en sera rien finalement. Après l’ultime rejet du Sénat, c'est désormais à l'Assemblée nationale que tout se joue pour la proposition de loi sur l'aide à mourir.
Mais à l'heure du vote définitif, le consensus n'a pas vu le jour. Au départ, Emmanuel Macron voulait bâtir un texte d'équilibre. Son ambition : développer les soins palliatifs tout en ouvrant, sous conditions, une aide à mourir.
Aucune dérive sur le calendrier
Le Sénat a rejeté le texte à trois reprises. Une partie du corps médical, des représentants de plusieurs cultes et des associations continuent de s'opposer à l'ouverture de l'euthanasie et du suicide assisté. Malgré des années de concertation et des mois de débats parlementaires, pour les opposants, le cœur de la réforme est resté largement inchangé.
Malgré ces critiques, Emmanuel Macron n'a jamais dévié de son calendrier. Son objectif est resté le même : faire adopter le texte avant l'été. Pour les opposants, la priorité aurait d'abord dû être de garantir un accès effectif aux soins palliatifs sur l'ensemble du territoire avant toute évolution de la loi.
Les députés s'apprêtent à trancher. Mais en cas d'adoption, le débat ne s'arrêtera pas là, puisque Gérard Larcher a annoncé qu'il saisirait le Conseil constitutionnel. Le texte devait rapprocher les points de vue mais aujourd'hui, il continue de les opposer.


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